I.A MKMOIIIE
fixées clans l’esprit, des associations dynaniicjucs plus ou moins stables et dont certains éléments se détachent pour entrer dans d’autres agrej^ats ; la dis|)arilion des souvenirs par couches successives et, en cas deguérison, leur restauration dans l’ordre inverse, voilà autant de conclusions neuves cpii bouleversent les théories classiipies.
Cependant la faculté de se souvenir, relevant de l’observation physiologiipie, peut être étudiée scienli- (icpiement dans les laboratoires ; elle est susceptible d’analyse, de mensurations ; désormais tons les elforts des })sycbologues tendront à remplacer les données vagues de l’expérience vnigaire, |)ar des conclusions rigoureuses, basées sur re\[)ériuienlation et le calcul. On savait de[)uis l()ngteni[)s tpie la mémoire se dévelop[)e par l’exercice et ipie l’inaclion la débilite.
« La mémoire s’all'aiblit à moins ((u’on ne l’exerce », disait un xieil exemple de grammaire latine ; c’est là une constatation vidgaire. Il faut mesurer l’intensité de la mémoire, avant et ajirès l’exercice, exprimer en cbilTres quelle es[)èce ilc gvnmastiijue produit l’ellét clicrclié, constater si l’exercice qui convient est le même pour chacun, à cpielle période de la vie il (‘sL utile de s’exercer, a[)propriei' les exercices à la nature (.le la mémoire, an but ponrsui\i, à l’àgc dn sujet, ('te. Voilà autant de f|uestions fpie les expériiiK'iitatenrs, se posent et s’ell'orcent de résoudre.
Hien (pic la civation des laboratoires de psycbolo gie expérimentale soit tonte récente (le premier a été fondé en 1M78) ' et ((uc pour des causes diverses.