‹ La mémoireChapitre 86 sur 148 · I. .1, \r.noli.d, cité par Uouu.i.ahd, op. cil., p. im · texte numérisé non relu

I. .1, \r.noli.d, cité par Uouu.i.ahd, op. cil., p. im

■2 . lu., ici., p. 112.

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on une émotion vive, détermine des efl'els excessifs. Le mourant épuisé par une maladie de langueur sent à l’approche de la lin une émotion trop vive pour son tempéranient allaibli ; le raptus sanguin trop intense pour lui détermine une hypei mnésie violente : de là lésultent ces cas de mémoire extraordinaire relevés chez tant de mourants. Leur état d'anémie amené par l’alTaiblissement graduel les rend plus sensibles que d’autres aux stimulations légères. C'est un fait connu que les neurasthéniques et les anémiques sont tro]> sensibles aux stimulations d'intensité moA'enne et que les intoxiqués sont mis dans un état d'éréthisme par des doses légères et inoll'ensives pour l’homme normal. L’organisme affaibli outre mesure ou saturé de poison est sensible à la moindre stimulation, à l'adjonction d’une (piantité très faible de la toxine qui l’imbibe.

Dans ces cas le malade reçoit comme un coup de fouet qui ravive toutes ses fonctions, la mémoire comme les autres. Il s'en trouve même qui ont un besoin si impérieux de leur toxique que l'état d'intoxication est devenu l’état habituel. Leurs fonctions intellectuelles ne s’accomplissent jdus (pie sous la stimu lation de l’éperon accoutumé; on dehors de leur état do demi-ébriété ils sont encore plus bêles: tel, sans doute, ce commissionnaire cpii a\ail. étant ivre, oublié un pacpiel dans un endroit et ne |iouvail se ressouvenir à jeun où il l'avait laissé ; mais s'élani enivré de nouveau.se retrouvant dans son étal devenu normal, il se ra|)|M'la aussil(')l où il l’avait laissé.

La lilléralure nu'dicale nous fournil un nombre vraiment prodigieuv ■r(>bservalions concordantes et

qui montrent l'iniluence prol'oncle, constante et incliscutahlc (le la circulation générale et de la circulation cérébrale sur la mémoire de re[)roduclion ; je ne puis m’attarder sur ce sujet, j’ai montré sullisamment, je pense, que les associations trimages, d’émotions et d’idées sont sous la dépendance profonde de l’irrigation des centres nerveux ; toutes ces amnésies de re[)roduction, celles qui sont curables et celles qui le sont presque toutes, sont des amnésies fonctionnelles; les traces des modifications antérieures demeurent dans les cellules stimulées; les liens qui unissent ces cellules, qui associent les images de même groupe ou de même série, demeurent intacts et saufs, mais l’appauvrissement de l’irrigation rend leurs fonctions pénibles; il n’y a pas destruction anatomi([ue, jias même paralysie, mais parésie des voies de communication.

\ coté des maladies pro|)rement dites, il existe des états anormaux spontanés ou provoqués dans lesquels l’altération de la mémoire de re|)ioduction semble jouer le rôle [irincipal, je veux parler du somnam biilisme naturel et prr)voipié, et de tous les états de dédoublement de la personnalité, fin se plaçant sur le terrain purement ex|)érimental et laissant de côté les définitions métapbysiques de la personne bumaine, on peut admettre que le mol s’étend dans le présent aussi loin que la conscience et dans le jiassé aussi loin que la mémoire de reproduction. La mémoire de fixation s’étend beaucoup plus loin ; nous avons gardé une trace si faible soit-elle de toutes les modifications qui ont traversé notre organisme, ces traces et, [tar suite, la tournure inqnlmée à nos divers organes

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