‹ La mendiante drame en cinq actes (volume 3)Chapitre 48 sur 91 · THÉRÈSE , MARIE , JEAN-PAUL · texte numérisé non relu

THÉRÈSE , MARIE , JEAN-PAUL

jean-paul , ému , s'asseyant et prenant Marie sur ses genoux.

Chère enfant , tu ne peux savoir ce que tes paroles... ( Avec un soupir d'allégement.) Enfin , comme dit mère Thérèse , ce n’était qu’un rêve.

MARIE

Un bien beau rêve, va !... On m’avait donné tant de jolies choses peur ma fête de naissance qu'il y en avait tout plein, tout plein ma chambre... J’étais sur tes genoux, tiens ! comme b présent!... Tout à coup, voilà notre porte qui s’ouvre... Je me retourne, et je vois une jeune dame en belle robe blanche qui me tend les bras, et me dit : « Marie !... je ne t’ai pas oubliée, moi... » Et c’était maman!... [En achevant de parler, Marie se retourne et aperçoit au fond une dame vêtue de blanc gui se dispose à entrer dans la maison.) Papa! papa! regarde; la jeune dame, la voilà!

jban-?aul , se levant, et avec indignation.

Elle ! Marguerite I

LÉOPOLDINB.

Bonjour, mère Thérèse...

THÉRÈSE

C’est Léopoldine, Jean-Paul !

jean-Paul , se remettant à peine de son émotion.

Oui, je vois, je vois bien !... (A part.) Ça ne pouvait pas être Marguerite.

léopoldine , encore au fond. ,

Je suis à toi, Jean-Paul. (A un domestique qui l'accompagne.) Vous voyez où je m’arrête. C’est ici que monsieur viendra me reprendre. (Le domestique sort.)

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