SEE EE
nal, il existe en effet, aux points par lesquels le corps repose sur le lit, des ulcérationsarrondies, à tendance gangréneuse ; on trouve par place, quelques nevi simples ou pigmentaires.
Il existe quelques légers stigmates de rachitisme des membres et surtout un craniotabes très net qui ne se complique d’ailleurs ni de spasme de la glotte ni de convulsions.
On ne constate aucun signe permettant d'affirmer l'existence chez le bébé d’une syphilis héréditaire.
Examen du système nerveux. — La première chose qui ‘frappe, c'est l'existence d’une circulation veineuse anormalement dévelop-
.pée au niveau du crâne : ce réseau s’accentue encore lorsque l'enfant crie. Il existe une raideur assez marquée des membres et de la nuque, et qui rend impossible la recherche des réflexes tendineux. Les réflexes pupillaires sont un peu paresseux, et il existe des deux côtés une mydriase évidente. Par contre, on ne constate pas de strabisme, ni de ptosis.
La sensibilité paraît conservée. Enfin, le signe du facial existe .de la façon la plus nette ; lorsqu'on percute la joue en un point situé à égale distance de l’apophyse zygomatique et de la commissure labiale, on détermine la contraction de tous les muscles cor respondants, et surtout de l’orbiculaire buccal. On peut, de même,
observer le signe de Weiss. Le signe de Trousseau est moins net.-
Les réactions électriques n’ont pu être étudiées.
Le 5 février apparaît un petit foyer de broncho- pneumonie à à la base droite ; en même temps la température s'élève. Les eschares de décubitus progressent. La cachexie s'accentue, on constate toujours les mêmes phénomènes d'ordre nerveux, auxquels se sont ajoutées, depuis la nuit, des convulsions. La fontanelle antérieure est saillante, bombée.
Cet état se maintient sans modification jusqu'à la journée du 9 février, au cours de laquelle la petite malade succombe.
Autopsie pratiquée le 10 février à 9 heures du matin.
Après enlèvement de la dure-mère, on note que toute l'étendue de la face convexe du cerveau est uniformément recouverte d'une calotte de pus d’un demi-centimètre d'épaisseur. Le même exsudat purulent est disposé-régulièrement au niveau de la face inférieure de l'encéphale.
Après incision des méninges rachidiennes, on remarque que la
-moelle est simplement entourée dans toute son étendue et sur'ses deux faces d'un enduit purulent présentant les mêmes caractères que celui du cerveau.
La coupe des centres nerveux montre qu’il n'existe aucune lésion macroscopique de la substance nerveuse, ni hémorragie, ni abcès.
L'examen bactériologique montre à l'examen direct sur les lames un diplocoque ne prenant pas-le Gram ; le même microorganisme est retrouvé après ensemencement sur gélose-sang.
On ne constate pas la présence de pus. ni dans l'oreille moyenne, ni au-dessus de la lame criblée de l'ethmoïde.
Hormis un léger degré de congestion des deux bases pulmonaires on ne note aucunelésion macroscopique des différents organes.
: OBSERVATION IV (personnelle)
Résumé. Méningite cérébro-spinale. (Forme tétanique).
L... Jeanne, âgée de 12 mois, entre dans le service de M. le D’ Lesage à l'hôpital Hérold, le 14 avril 1909. — Salle Sevestre, n° 12.
C’est un nourrisson d'apparence robuste, élevé au sein jusqu'à ce jour.
Les parents en bonne santé ont deux autres enfants bien portants.
La maladie actuelle a débuté il y a deux jours par une diarrhée jaunâtre, non fétide, assez abondante.
L'examen clinique ne décèle rien de particulier.
15 avril. — Poids 8.100.
137% 5:ms;38"s;,
La diarrhée diminue.
Les membres sont contracturés en extension forcée, les avantbras sont en pronation, les doigts fléchis dans la paume de la main les jambes en rotation externe, les pieds fléchis à angle droit, les orteils fléchis sur la plante. On se trouve en présence d’une véritable contracture, de tétanie des muscles.
L'enfant reste immobile et ne crie pas.
La ponction lombaire pratiquée donne issue à un liquide louche,
se 0
riche en polynucléaires et en méningocoques ; 10 cc. de sérum de Flexner sont injectés dans le canal rachidien.
16 avril. — Poids = 8050.
L'état de tétanie des muscles constaté la veille persiste. L'enfant remue sans cesse, frotte la tête sur son oreiller. Une nouvelle injection de serum antimeningococcique est pratiquée.
17 avril. — Poids = 7.950.
T238%nr 3740087
La contracture des membres est moins accusée, l’enfant est moins agité.
La diarrhée à complètement disparu.
18 avril. — Poids = 7.900.
La rétrocession des symptômes ‘du début continue. L'enfant est emmené de l'hôpital malgré les observations de l’interne du service.
OBSERVATION V (T.-M. Rotch. — Arch. of Ped., 1895, p. 585)
Méningite cérébro-spinale chez un ‘enfant de six jours (Forme convulsive)
Il s’agit d'une fille, née le 21 février, pesant 3972 grammes, bien portante, et qui se maintint en parfaite santé apparente jusqu’à: l'âge de six jours. À ce moment, l'enfant refuse le sein et vomit le peu qu'elle prend. Elle pousse des cris continuellement. La température est de 4101. Le lendemain, 28 février, la température est de 38°6, l'enfant eut à deux reprises des convulsions, à 5 heures et à 6 heures du matin. A partir de 10 heures, les convulsions se répètent plus nombreuses et persistent toute la nuit et le jour suivant. La température reste entre 3813 et 3898, Entre les convulsions qui sont cloniques et généralisées, l'examen le plus attentif ne peut rien constater d'anormal et l'enfant semble tout à fait bien. Elle demeure dans le même état jusqu'à une heure de l'après-midi ; à ce moment, on remarque qu’elleest un peu cyanosée, mais à 4 heures la températureétaït revenue normale: Les convulsions recom-
Ve UN9:=
mencent peu de temps après et l'enfant succombe au cours d'un accès. dE |
Autopsie. — Dix-huit heures après la mort par le D' W.F. Whitney. ;
La surface interne de la dure-mère était recouverte de taches opaques et jaunâtres, l'exsudat était surtout£abondant sur la base du crâne. Les vaisseaux étaient remarquablement injectés. Un exsudat purulent jaune-verdâtre, recouvrait le cerveau en entier et s’étendait sur la cervelle.
L'examen microscopique montra la présence du pneumocoque ; cœur normal, poumons congestionnés, organes ‘abdominaux congestionnés mais ne présentant rien d'anormal.
‘OBSERVATION VI (personnelle)
Méningite cérébro-spinale suivie de guérison (forme convulsive).
Ernest D.., 18 mois, entre le 48 juin 1909 à l'hôpital Hérold, salle Bouchut, n° 13, dans le service de M. le D' Lesage.
11 n’y a rien à relever dans ses antécédents héréditaires, ses parents sont vivants et bien portants, sa mère a eu trois enfants.
La maladie actuelle à débuté il ya une quinzaine de jours par une toux devenue plus intense depuis.
L'examen de l'enfant ne révèle aucune trace de syphilis ou de tuberculose. L'auscultation fait constater quelques ràles humides de bronchite disséminés dans la poitrine. Sur l’'amygdale gauche on note un léger exsudat grisätre sans qu'il y ait de gonflement des ganglions de l'angle de la mâchoire L'enfant présente, en outre, un coryza avec sécrétion abondante de mucosités. Pendant notre examen l'enfant est pris d'une quinte de coqueluche typique.
T. 40°. Une injection de 20 ec. de sérum antidiphtérique est pratiquée. 5 quintes de coqueluche dans la journée.
19 juin.
> quintes.
L'enfantest pris de convulsions généralisées qui surviennent sous forme de crises durant 2 à 3 minutes en dehors des’quintes de coqueluche, 8 crises convulsives Sont notées dans la même journée.