‹ La Méningite SaturnineChapitre 13 sur 43 · FRET · texte numérisé non relu

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le matin du miel soufré, mais ne prend aucun soin de sa bouche. Sa première colique date de 1873. Depuis il a des coliques tous les deux ou trois ans, et la colique actuelle est a vingtième. Il a eu, en 1904, une paralysie uni-latérale à type brachial supérieur qui a duré deux mois et a guéri par l'électricité.

Il y a huit jours (1° octobre 1905), il a senti les prodromes habituels d’une colique, douleurs épigastriques, nausées, constipation; puis les douleurs devinrent très vives, irradiées dans les flancs et au creux épigastrique, soulagé par la pression profonde. Il a une teinte subictérique et un liseré de Burton très net. Les vomissements ont été cette fois, très abondants, bilieux, porracés. :

Le foie affleure les côtes, l’abdomen est souple, la constipation opiniâtre. Il n'existe actuellement aucun signe nerveux. Le pouls est à 60, la tension artérielle à 18.

Le 10, la colique est terminée, la température qui était d’environ 38° est redevenue normale, la tension revient à 16, la crise urinaire se fait normalement, et le malade sort guéri le 14 octobre.

Deux ponctions lombaires ont été pratiquées le 10 et le 14 octobre 1905.

10 octobre. Liquide clair, tension normale, culot franchement hématique, nombreux globules rouges; quelques cellules endothéliales ; 4, 5, 6 lymphocytes par champ.

14 octobre. Liquide clair, tension normale, culot franchement hématique. Cellules endéthéliales assez nombreuses, 8, 4, 5, 8 par champ. Lymphocytes, de 4 à 6 par champ, quelques rares polynucléaires.

Le malade paraissait donc avoir une réaction méningée témoignant d’une lésion absolument latente chiniquement et pourtant semblant aiguë. ;

Le 18 octobre, le malade entre à nouveau. Il éprouve depuis 2

jours une céphalée très intense, surtout dans la position verticale.

Mis au repos, la céphalée diminue et il peut sortir le 27 octobre,

entièrement rétabli.

Peut-on considérer comme un cas la méningite fruste, tardive l'observation suivante, de MM. Mosny et Malloizel? Les symptômes ‘méningés sont nuls; mais il existe des télangiectasies symétriques et distribuées suivant des territoires nerveux définis. On peut invoquer ici, comme on l'invoque dans le purpura, le rôle du système nerveux central, et, de fait, la ponction lombaire révèle une Ilymphocytose minime sans doute, mais néanmoins réelle, qui doit être sans doute plus accentuée au moment du début des aceidents. Ce n'est encore, comme le fait remarquer M. Mosny, qu'une hypothèse qui peut devenir une réalité si l’on a l’occasion de pratiquer la ponction lombaire d’une façon précoce dans un €cas analogue.

Et tout cas, cette observation singulière est suffsamment intéressante et suggestive pour que nous la

rapportions ICE

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