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pathie (aujourd’hui méningite) nous préférons la méningite, puisque l’hystérie jusqu’à cè qu’elle soit mieux connue, ne tue point.
Voici maintenant une observation de Mazin, que n’a pas non plus soulignée dla ponction lombaire, et qui se termina par la mort. La céphalalgie, les vomissements, le cri hydrencéphalique puis lapparition successive d’une paralysie faciale d’abord, d’une paralysie des droits internes, ensuite (ITT° paire) témoignent bien de l’allure méningée de la maladie, et l’on serait encore fort embarrassé pour trancher un diagnostic avec ia méningite tuberculeuse si l’absence de granulations sur les méninges et la présence d’une notable quantité de plomb dans les centres nerveux constatée à l’autopsie ne permettaient d’incliner vers le diagnostic de méningite saturnine.
OBSERVATION XVII (Mazin, Thèse, Paris, 1900)
X..., jeune fille, 22 ans, travaillant depuis un an à l’atelier de poudrage., La malade est pâle, subictérique, avec un liseré très net. Le smptôme dominant est la céphalée, qui immobilise la tête sur l’oreiller, tout mouvement accentuant la souffrance. Le ventre, rétracté, est douloureux à la pression. Elle vomit tout ce qu’elle prend, la constipation est absolue, les urines sont rares et très légèrement albumineuses. Le pouls est à 60°; la température à
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peu près normale. La maladie a duré 14 jours et s’est terminée par la mort. É REY
Durant ce temps, le mal de tête a été continue et violent, arrachant des plaintes à la malade plongée dans un état d’abattement complet. Elle répondait péniblement aux questions, quelquefois pas du tout où par des paroles incohérentes. La nuit, elle délirait et eut, à deux reprises, des crises épileptiformes pendant lesquelles elle est tombée du lit.
Les vomissements ont duré pendant toute la maladie. La vue était affaiblie et les objets apparaissaient indistincts; dans les derniers jours on a remarqué un strabisme externe plus accentué à droite. Le pouls a varié entre 50 et 60. La malade est morte le 20° jour, dans le coma, et en hypothermie. À l’autopsie, les méninges étaient très congestionnées et les vaisseaux les parcourant distendus par du sang coagulé, leur donnant l'apparence de vaisseaux injectés par une matière solide. Les méninges étaient transparentes et se détachaient facilement. Le cerveau était congestionné. Pas d'examen microscopique. Le cerveau contenait 485 milligr. de plomb.
Dans l'observation suivante, encore empruntée à Mazin, le tablean méningitique se termine par la gusé-
.rison ; à noter ici la céphalée, les accès épileptiformes,
au début l’existence de troubles bulbaires, rythme de Cheyne-Stokes, et la lenteur remarquable du pouls qui tombe à 40 pendant quelques jours. Puis Papparition d’une paralysie faciale et d’une paralysie de la ITT° paire, avec paralysie de l’iris — Ne jurerait-on point ici, — n'était la guérison, les troubles saturnins associés, une méningite tuberculeuse? L'observation XIX qui suit, nous montre un exemple de paralysie du muscle droit externe de l'œil.
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OBSERVATION XVII (Mazin) (loc. cil.)
X.., Jeanne, fille de 18 ans, poudreuse depuis 8 mois. On constate une anémie très intense et un liseré plombique; elle a déjà eu antérieurement deux coliques légères."
Elle se plaint surtout d’une céphalée intolérable et de douleurs abdominales continues. Très abattue, elle vomit tout ce qu’elle prend. Température normale. Le pouls est lent; la constipation opiniâtre. Les urines ne contiennent pas d’albumine.
Par moment, la malade a du délire et ne reconnaît pas son entourage. On a noté plusieurs crises épileptiformes au cours de la maladie. Les jours suivants, le pouls tombe à 40; la respiration revêt le type de Chéyne-Stokes.
Bientôt apparaissent des douleurs très vives à formes névralgiques dans la région orbitaire gauche et l’œil se dévie en dehors. La pupille ne réagit plus à la lumière et les objets ne sont plus perçus distinctement. Le nerf facial supérieur et inférieur se paralyse à son tour du même côté.
Cet état symptômatique grave a duré tout un mois avec des alternatives de rémission et d’aggravation faisant craindre pour la vie. Puis, la convalescence est survenue, mais 3 mois après le début des accidents, l’anémie est toujours très prononcée, le strabisme et la paralysie faciale, quoique améliorés, sont toujours encore manifestes.
OBSERVATIION XX (Mazin)
Yemme de 22 ans, poudreuse depuis 6 mois.
Elle accuse au premier examen une céphalée très violente durant depuis plusieurs jours, augmentant progressivement et ne laissant à la malade aucun repos. Le ventre est douloureux et les vomissements sont fréquents.
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Le pouls varie entre 50 et 60. L'intelligence est affaiblie. Enfin apparaît, à droite, une paralysie du muscle droit externe, avec strabisme interne. L’affection dure 20 jours à l’état aigu, puis
survient une amélioration lente et progressive.
OBSERVATION XX (Œttinger) (In Mosny et Malloizel : La méningite saturnine)
D... Emile, 19 ans, peintre-décorateur, entre le 28 janvier 1901 à l’hôpital Broussais, dans le service du Dr Œttinger, pour des accidents cérébraux.
Son père est inconnu, sa mère et un frère sont bien portants.
Lui-même a eu des coliques de plomb il y a environ 2 ans. L'an dernier, il a été soigné à Cochin pour des symptômes méningitiques sur lesquels on n’a pas pu avoir des détails exacts. Il serait resté 3 jours dans le coma.
I] ne peut donner aucun renseignement sur le début de la maladie actuelle. Il est malade depuis 3 jours.
Aujourd’hui, 29 janvier, le malade est couché en chien de fusil. Il a le facies pâle, un peu terreux. Il ne répond à aucune des questions qu’on lui pose. Le liseré gingival est caractéristique et, sur les ongles, on observe des dépôts rougeñtres de sels de plomb.
Le malade est rigide dans son ensemble; mais la raideur est surtout marquée à la nuque et aux membres inférieurs, elle est moindre aux membres supérieurs. Il n’y a pas de signe de Kernig.
La tête et les yeux sont déviés à gauche d’une facon persistante. Le ventre est rétracté en bateau, complètement indolore. La constipation est absolue depuis quelques jours. Il y a de l’incontinence des urines. A noter également une hypéresthésie cutanée, généralisée.
Il n’y a ni agitation ni délire, mais la torpeur cérébrale est accentuée et continue. Le malade a de la coprolalie presque conti-
nuelle.
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Température :"38. Pouls: 64.
31 janvier. Etat général meilleur; temp. 86,5; pouls 78. Le malade est moins abattu, il répond à quelques questions, mais
d’une façon vague et indécise. Il a eu une selle très abondante à.
la suite du lavement des peintres qu’on lui a administré. Il est somnolent nuit et jour. Pos >
2 février. Le malade va de mieux en mieux; il est gai, répond aux demandes, mais semble avoir perdu la mémoire des faits anciens. Il ne sait rien sur sa maladie de l’an passé. L’hypéresthésie cutanée à disparue. |
Examen au point de vue des symptômes d'hystérie; on ne trouve chez lui aucun stigmate, sauf de l’anesthésie pharyngée.
6 février. Le malade sortira demain er parfait état de santé.
La ponction lombaire faite le 1” février, a montré un liquide céphalo-rachidien limpide, un peu teinté. Dans le culot de centrifugation, on a trouvé des globules rouges, des leucocytes, au-
eun microbe.
OBSERVATION XXI Mosany et Malloizel : In Revue de Médecine)
A... C.., 19 ans, fondeur en métaux, entre le 11 juin 1904, salle Louis, service du Dr Mosny, à l’hôpital St-Antoine ,;pour une crise de colhique de plomb.
Antécédents personnels, — Toujours bien portant dans son enfance, sauf une scarlatine à l’âge de 7 ans. N’a jamais toussé ni maigri, Pas d’aveux ni de stigmates d’alcoolisme. Pas de syphilis. Jusqu'à l’année dernière, il était homme de peine chez un fondeur en cuivre; jamais il n’a eu d’accidents toxiques professionnels. Le 20 juin 1908, il quitte son premier patron et rentre comme ouvrier chez un fondeur en métaux où il manipule surtout le plomb. Pas de manœuvres spéciales facilitant l’intoxication, pas de poussières métalliques; il attribue le danger professionnel aux
vapeurs émanées du liquide en fusion.