‹ La Méningite SaturnineChapitre 22 sur 43 · ET · texte numérisé non relu

ET

Le 23 mars 1904, neuf mois après son entrée chez le nouveau patron, il a une première crise de colique de plomb classique, dans Je service du Dr Thoinot, il en sort guéri au bout de 5 jours.

Le T juin 1994, une nouvelle crise débute subitement avec constipation, vomissements, douleurs abdominales intenses; il présente ce syndrôme le jour «de son entrée, le 11 juin 1904.

Examen actuel. — Le malade est pâle, anémié. La langue est un peu blanche. Sur les gencives, on constate un liseré de Burton très accentué.

Le cœur est normal. Le pouls est égal, régulier, mais dur et ralenti (60).

Appareil respiratoire normal.

Vomissements alimentaires et bilieux survenant par crises. Abdomen rétracté. Douleurs périombilicales, spontanées et provo-

quées. Anorexie complète, Constipation cédant aux lavements purgatifs,

Foie très petit. La limite inférieure de sa matité siège à trois travers de doigt au-dessous du rebord des fausses côtes. Ni sucre mi albumine dans l’urine. Tracés d’indican et d’urobiline, Pas de plomb ni de pigments biliaires normaux. Système nerveux: A plusieurs reprises, le malade a éprouvé des fourmillements, passagers dans le membre supérieur droit et surtout dans la main. À ces moments, il lui est impossible d'étendre complètement les doigts. Cependant, aucun trouble permanent, moteur sensitif ou trophique. Sa poignée de main est seulement un peu plus faible à droite qu'à gauche. Réflexes normaux. Aucun trouble oculaires. Les urines de 24 heures renferment 23 gr. 86 d’urée, 9 gr. 18 de NaQl, 2 gr. 89 de phosphates; des traces d’urobiline et d’indican.

Elles ne contiennent ni glucose, ni albumine, ni plomb.

Le malade est traité pendant 3 jours par les lavements purgatifs.

Le 16 juin, les coliques ont disparu, le ventre est normal, le foie affleure les côtes. On prescrit le régime lacté végétarien.

Le 17 juin, le malade, très bien le matin, est pris le soir de

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céphalée de moyenne intensité et de vomissements alimentaires peu bilieux. 7

Le 18 juin, insomnie complète durant la nuit. Céphalée extrêmement violente, donnant au malade l'impression d’élancement au niveau des tempes. La glace calme un peu ces douleurs.

Somnolence extrême, le malade, couché sur le dos, ferme les yeux pour fuir la lumière; il répond à ‘peine aux questions. Les vomissements bilieux continuent malgré le régime lacté absolu. :

Pas de raideur de la nuque, pas de rachialgie, pas de signe de Kernig. Le ventre est normal et souple; le foie n’est plus détracté. Pas de constipation.

On remarque une extrême pâleur de la face, comparable à celle qui sont les grandes hémorragies.

Le soir, état semi comateux, la température atteint 39°. Pouls

Le 19 juin, même état, les vomissements diminuent.

Le 20 juin, un seul vomissement le matin. Le malade est plus réveillé. Vers 11 heures, on fait une ponction lombaire; au cours de l’opération :1l est pris de vertige et de nausées, et on arrête la ponction.

Le soir, un mieux subit se produit. Le malade se lève seul et demande à descendre dans le jardin.

Le 21 juin, le malade, toujours affaibli, n’a plus de céphalée. I] urine 1 litre 1/4, la température et le pouls redeviennent normaux, Le ventre est souple, le foie normal.

Le 25 juin, aucun phénomène morbide; A. se lève et mange.

Le 30 juin, la pâleur a beaucoup diminué, l'appétit est bon, la guérison s'affirme de plus en plus et, le 2'juillet, le malade va en convalescence à Vincennes.

Fig. 2.

Le 22 juillet, A. entre à nouveau dans le service. Il a de violents maux de tête, moins intenses pourtant qu’au moment de son premier séjour, et quelques vomissements alimentaires. Ces symptômes durent 2 jours et ressentis à la suite d'application de glace sur la tête.

La céphalée reparaît le 26 juillet, mais diminue dès Je lendemain.

Le 29, vomissements bilieux. A... semble avo'r un peu d'inégalité pupillaire; la pupille gauche est dilatée. La réaction à la lumière est normale dans les côtés. Pas d’albumine.

Le malade sort guéri le 5 août; il ne persiste plus aucun symp-

tôme morbide.

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- Durant son second séjour, au moment des crises de céphalée, la

température du soir a atteint 3 fois 37 et 38°. La polyurie, 1 1. 800, s’est établie une première fois le 25 juillet, 3 1. 200 le 26, à 1. 600 le 27. Les urines tombent de nouveau à 600 gr. le 28. La polyurie définitive 2 à 8 litres, ne s'établit que le 2 août.

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Aire

Fig. 3.

Recherches de laboratoire.

Cytoscopies du liquide céphalo-rachidien.

11 juin 1904. Tension normale: 7 à 9 lymphocytes par champ d'immersion; quelques polynueléaires en lyse et quelques gros inononueléaires.

18 juin 1904: Tension forte. Moyenne par champ d'immersion:

IPC RES Pr db pr OA DOS RUCIÉAUTAS RE ET ane ee 6 STOSMONONUCI ARTE LE rl {35

20 juin. Tension très forte. Moyenne:

TymPhOCYtES SRE Ne AT DOLVDNClÉAITES LEA EEE 6

gros mononucléaires

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29 juin. Tension faible. Moyenne :

ÉiphoCy best en ee VI AR TT DoMntel aire se ee nr NES | mononucléaires vacuolaires .. .. .. .. .. .. 2,3

22 juillet, Tension faible. Lymphocytose presque pure, 111 êlé

ments en moyenne par champ! Le liquide céphalo-rachidien contient 0,75 d’albumine pour 1000; pas de trace de plomb.

Examen du sang : 17 juin. 2 juillet, Globules rouges .. ., .. .. .. 2.280.000 3.080.000 Globules blancs. sf Eee 40.000 26.000 Polynucléaires Ho ons tre 92 81,5 Gros mononucléaires .. .. …. 1 11,5 ISphocv tea Ne ER, 4 6

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