‹ La Méningite SaturnineChapitre 24 sur 43 · ART · texte numérisé non relu

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près continuellement, ne reconnaît plus son mari; elle se redresse

tout à coup sur son lit croyant être chez elle et servant à manger à ses ouvriers.

Bientôt elle n’émet plus que quelques sons inarticulés; l’apathie est extrême; la malade reste étendue dans son lit, inerte et sans conscience. La somnolence est cqntinuelle, entrecoupée de | rêvasseries, Le regard est sans expression. La malade perd ses

matières et ses urines.

De plus, l’état général est devenu précaire. S... s’alimente très

peu et est devenue très maigre. Le pronostic paraissait alors très réservé. Liquide céphalo-rachidien : 20 lymphocytes par champ.

Progressivement (2° et 3° semaine de juillet) l’état de S…. s’améliore. Elle délire de moins en moins, elle réclame le bassin. Elle s’alimente peu à peu et récupère ses forces.

À la fin de Juillet elle présente une légère recrudescence méningée (avec signe de Kernig, raideur de la nuque et céphalée transitoire) qui n’eût pas de suites fâcheuses. Pendant le mois d'août Vétat général devient excellent, la malade engraisse et reprend ses couleurs; elle sort de l’hôpital, ne conservent de sa méningoencéphalite qu’un peu de céphalalgie intermittente. Son - psychisme est redevenu normal.

Notons qu’il n’y avait pas de symptômes rénaux (pas d’albuminurie, tension normale, alimentation normale du bleu de méthylène).

fois, -fut 2 fois négative; l’inoculation du liquide céphalo-rachi-

Notons encore que l’oculo-réaction de Calmette, pratiquée 2

dien ou cobaye ne provoqua pas chez cet animal de réaction tu-

berculeuse.

Les réactions de Klausner (precipitation du sérum par l’eau distillée), de Porges- Meier (précipitation de la lécithine) de Wassermann étaient négatives.

Nous voyons dans les observations qui précèdent 1a

Perse

plupart des éléments que nous avons trouvés dans les premières,

L'examen du liquide céphalorachidien révèle une leucocytose très abondante, qui peut rivaliser avec ‘la leucocytose des méningites tuberculeuses. Pendant cette période aiguë, nous voyons s'ajouter à la lymphocytose des formes latentes ou frustes, quelques polynucléaires. Sc :

L'observation de M. Troisier, vient ajouter encore une preuve À la réalité de la méningite saturnine. L’inoculation au cobaye fut négative, la réaction de Wassermann, négative, double preuve qu'il ne se pouvait agir ni de méningite tuberculeuse ni de méningite syphilitique.

Formes cliniques

La symptomatologie de la méningite saturnine s’écarte parfois du tableau commun dont nous venons de rapporter des exemples. Voici maintenant dés formes ançrmales.

a) Formes psychiques

Voici deux observations dues à Mazin et à M. Œttinger qui témoignent de la possibilité d'accidents psychiques, comme Chantémesse en à signalés dans la méningite tuberculeuse, comme récemment on en à vu dans la méningite owilienne, dans la 1néningite cérébro-spi-

nale. C’est, dans l'observation de Mazin, un délire tran-

quille, et dans celle de M. Œttinger un délire actif, 5 mais relativement calme. Dans ce cas la ponction lombaire, pratiquée, quoique trop tardivement a permis de déceler, outre une lymphocytose légère, un peu d’albumine dans le liquide céphalo-rachidien.

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