III. — Méthode des graphiques
Il faut entendre par procédé graphique proprement
dit, tout moyen de reproduction du périmètre thoraci-
: + 36 — ‘ que avecses dimensions réelles. Laissant complètement, de côté le procédé isographique de Fourmentin, nous | ne citerons que pour mémoire les procédés de Bouvier, de Nielly, pour nous étendre plus longuement sur le procédé de Voillez et celui de Maurel. |
PROGÉDÉ DE, Voizcez. — En 1857, Voillez présenta à l’Académie de médecine un nouvel instrument de mensuration thoracique, qu’il appelle cyrtomètre, et qui présentait les avantages « de n'être guère plus embarrassant qu’un ruban gradué; d'être d’une application très simple et de donner à la fois non seulement le périmètre circulaire du thorax et tous ses diamètres, mais encore de prendre exactement l’empreinte des courbes de la poitrine, et d’en fournir sur le pARIeE des tracés qui permettent de comparer d’un seul coup d'œil les changements survenus dans là capacité thoracique, à des époques plus ou moins rapprochées. »
Nous empruntons à l’auteur lui-même, la description de son instrument et la façon de l’ernployer.
«< Mon cyriomètre consiste en une tige en baleine, longue de 60 centimètres environ, et composée de pièces articulées de deux en deux centimètres, et à double frottement de manière à conserver l’inflexion qu’on lui donne. Au moment de son: Sppirauone le sujet doit être couché d’ aplomb sur le dos, pour que les muscles soient dans le relâchement, et que les organes thoraciques et abdominaux n’éprouvent aucune gêne réciproque, comme dans la station droite ou assise ; de plus, il doit être à jeun, ou du moins n’avoir pas pris d'ali-
ments copieux, dont ia présence dans l'estomac suffit
pour dilater sensiblement la base de la poitrine ; enfin, il ne doit pas offrir de météorisme abdominal prononcé, qui produit un effet analogue, ou du moins on doit tenir compte de ce météorisme quand il existe.
« Le cyrtomètre s'applique de champ, isolément et successivement de chaque côté et au pourtour de la poitrine, à la hauteur de l’articulation sterno-xiphoïidienne, toujours facile à constater. On trace d’abord un trait vertical à l'encre, ou simplement en pressant avec l’ongle, au niveau de cette articulation. La main droite saisit ensuite l'extrémité initiale du cyrtomètre, et glisse cette extrémité derrière le thorax jusqu'à la colonne vertébrale, où elle la maintient fixée contre l’épine, tandis que la main gauche porte l’autre extrémité du cyrtomètre en avant, en maintenant la tige de champ et en l' étendant sur le côté opposé.
« La tige ainsi appliquée, conserve l’incurvation de. chaque courbe latérale ; elie doit être fortement serrée
à la fin d’une expiration, aussi complète que possible ; puis écartée aussitôt, en avant et en dehors pour être retirée. Cet écartement est très facile, grâce à deux articulations très mobiles établies sur la longueur de la tige. |
« L’écartement ayant eu lieu, ce qui s'opère sans déformation des courbes'intermédiaires, on peut rétablir la courbe primitive, l’'éperon venant arc-bouter contre la goupille par le retour de la tige, retour qui permet de tracer cette courbe primitive sur le papier, à l’aide d’un crayon. |
« Au moment de l’application, on a soin de noter le
| 86 £ | que avecses dimensions réelles. Laissant complètement, de côté le procédé isographique de Fourmentin, nous ne citerons que pour mémoire les procédés de Bouvier, de Nielly, pour nous étendre plus longuementsur le procédé de Voillez et celui de Maurel.
Procéné D Voiccez. — En 1857, Voillez présenta à l’Académie de médecine un nouvel instrument de mensuration thoracique, qu'il appelle cyrtomètre, et qui présentait les avantages « de n'être guère plus embarrassant qu’un ruban gradué ; d’être d’une application très simple et de donner à la fois non seulement le périmètre circulaire du thorax et tous ses diamètres, mais encore de prendre exactement l'empreinte des courbes de la poitrine, et d’en fournir sur le papier des tracés qui permettent de comparer d’un seul coup d’œil les changements survenus dans là capacité thoracique, à des époques plus ou moins rapprochées. »
Nous empruntons à l’auteur lui-même, la description de son instrument et la façon de l’employer.
« Mon cyrtomètre consiste en une tige en baleine, longue de 60 centimètres environ, et composée de pièces articulées de deux en deux centimètres, et à double frottement de manière à conserver l’inflexion qu’on lui donne. Au moment de son’ application, le sujet doit être couché d’aplomb sur le dos, pour que les muscles soient dans le relâchement, et que les organes thoraciques et abdominaux n’éprouvent aucune gêne réciproque, comme dans la station droite ou assise ; de plus, il doit être à jeun, ou du moins n'avoir pas pris d’ali-
ments copieux, dont ia présence dans l’estomac suffit