‹ La mentalité primitiveChapitre 117 sur 333 · George Brown. Melanesians and Polyriesians, p · texte numérisé non relu

George Brown. Melanesians and Polyriesians, p

ment, causé par la pointe émoussée en appuyant pour la faire entrer dans la chair, est interprété comme un geste spontané du cadavre, et on pense qu'il indique que la personne qui est en train de coudre est la coupable l. »

« Au moment où le corps descend dans la fosse, chez les Dieri, d'après la direction dans laquelle il tombe de dessus la tête des deux hommes qui le portaient, on tire une indication sur l'endroit où vit la personne qui a causé sa mort -. » Dans la tribu Wurunjerri, « lorsqu'il n'y avait pas de medicine-man pour dire qui a tué le défunt, l'usage était, en creusant la fosse, d'en balayer soigneusement le fond, et de chercher sur la surface ainsi nettoyée un petit trou. En y enfonçant une baguette mince, on sentait, par l'inclinaison qu'elle prenait, la direction dans laquelle il fallait chercher le coupable3. »

Dans ce cas, comme dans le précédent, l'indication recueillie est évidemment la réponse du mort à l'interrogation des survivants. Ils sont en quête d'un signe révélateur : quand ce signe se produit, c'est le mort qui a parlé. De même chez les indigènes observés par Dawson. « Lorsque la tribu coupable n'est pas découverte par ailleurs, on résoud la question après que le cadavre a été placé dans l'arbre, en guettant le chemin que prend le premier ver qui tombe du corps et qui se met à ramper sur le sol bien soigneusement balayé au-dessous de lui. Lorsque le corps a été enterré, la surface de la tombe est balayée de façon à devenir parfaitement unie : alors la première fourmi qui la traverse indique la direction de la tribu qui a causé la mort4. » Cette fourmi est-elle l'âme

\. H. E. A. Meyer. The Encounter Bay tribe. in Taplin. The native tribes of South Australia, p. 200.

2. A. W. Howitt. The native tribes of South East Australia, p. 448.

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