lbd., n
du défunt, à Moreton Bay et dans l'arrière-pays, c'est à sa peau1 que l'on demande la révélation. Au cap Bedford, elle est obtenue d'une façon un peu différente. A un moment donné des funérailles, « le frère du mort attache solidement le cadavre dans une sorte d'auge, la pose sur sa tête et se met debout. Il commence alors à courir aussi fort qu'il peut, entraîné qu'il est par l'esprit du mort, et à l'endroit même où la victime a été « condamnée ». l'auge tombe par terre2. »
Les tribus de l'Australie occidentale ont été moins étudiées que les précédentes : pourtant on y a observé des faits tout semblables à ceux qui viennent d'être cités. Par exemple, chez les Watchandies, « le sol, à quelque distance de la tombe, est débarrassé des broussailles, des pierres, de l'herbe, etc., et ensuite balayé avec soin afin de rendre la surface parfaitement régulière et unie. On vient alors l'examiner chaque matin, pour voir si un être vivant y a passé. Avec le temps, on est sûr d'y découvrir les traces de quelque bête (celles même d'un petit insecte comme le scarabée sont considérées comme suffisantes en ce cas, et la direction prise par elle indique l'emplacement de la tribu à laquelle le sorcier appartient 3. »
D'après l'évêque Salvado, « si l'on ne découvre aucune famille ou aucun individu que le défunt ait offensé, alors ils prennent et jettent en l'air une poignée de poussière, ou ils observent la direction de la fumée, et selon le côté où le vent pousse l'une ou l'autre, ils courent venger la mort de leur parent ou ami... Egalement, si, en creusant la sépulture, un peu de terre vient à tomber de l'un des
i. J. D. Lang. Queensland, p. 360-61 (Récit du Rev. K. W. Schinidt, de la mission allemande, Moreton Bay).