‹ La mentalité primitiveChapitre 149 sur 333 · Rev. J. Macdonald, Africana, I, p · texte numérisé non relu

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de subir l'épreuve. Conscients de leur innocence, l'épreuve du poison ne leur inspire aucune crainte l. » — « Les noirs croient fermement que celui qui se sent innocent peut boire le m'bambu en toute tranquillité : il ne mourra pas. Par exemple, un jour que nous avions fait une excursion. il nous manqua un couteau dans notre campement. Nous crûmes d'abord qu'il nous avait été volé par un des nombreux indigènes que nous voyions accroupis sur le soi dans notre voisinage. Aussitôt, avant même que l'accusation eût été formulée, tous se déclarèrent prêts à boire le mbambu afin de prouver leur innocence. Bien entendu, nous n'y consentîmes pas, et après une recherche plus exacte, le couteau perdu se retrouva *\ » Chez les Bassoutos, « hier matin, une femme d'un village voisin est venue m'annoncer qu'elle allait passer par l'épreuve de l'eau bouillante pour sorcellerie. Elle a pour voisine une vilaine femme qui ne cesse de l'accuser de sorcellerie, et lui rend la vie amère depuis des mois : poussée à bout, elle a offert de subir l'épreuve de l'eau tremper les mains dans l'eau bouillante). Ma voisine n'était nullement effrayée à la perspective de l'épreuve qu'elle allait subir. Ne se sentant pas sorcière, elle était sûre de ne pas être échaudée 3. »

En Afrique orientale, il n'en est pas autrement. « Le Konde est tout à fait convaincu de l'infaillibilité de cette ordalie, écrit le missionnaire Schumann. Ils ont du respect pour celui qui a vomi le poison, et ils l'honorent. Tout le monde boit la coupe de muaci. petits et grands, hommes et femmes, àl'exception des seuls chefs, qui, le cas échéant, se font remplacer par d'autres » (non pas, sans doute, parce qu'ris craignent le résultat de-1'épreuve, mais à cause

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