W. Bosman. Voyage de Guinée (2L« lettre), p
DIVINATION PAR ORDALIE 26i
mineH1, » (sans doute afin de réaliser physiquement la participation entre eux).
Chez les Wagogo, « dans les cas peu graves, l'épreuve du muavi pouvait être faite non sur l'accusé lui-môme, mais sur une poule qu'il était obligé de tenir » 2. Sur le Haut Niger, « le meurtre et le vol sont punis de mort, l'adultère par une lourde amende, la confiscation ou l'esclavage, tandis que l'épreuve du poison est imposée aux personnes accusées de mensonge ou de calomnie. Il n'est pas rare cependant de permettre que le breuvage empoisonné soit pris par des remplaçants, et on peut se procurer des personnes qui connaissent un antidote, et par conséquent absorbent la potion avec impunité. On autorise même le remplacement par des chiens ; mais, s'ils meurent, leur maître est considéré comme coupable, et doit payer une lourde amende3. » — Chez les Bangala (Haut Congo), trois jeunes garçons, accusés de vol, repoussent, indignés cette accusation. « On coupe trois jeunes bananiers — un pour représenter chaque garçon, — et on pres|e du suc de mokungu au centre de chaque souche de bananier qui est restée en terre. En général, quand un bananier a été coupé ainsi, il recommence au bout de quelques heures à donner une nouvelle pousse à partir de son centre. Si donc une des trois souches ne se met pas à bourgeonner dès le lendemain matin, le jeune garçon qu'elle représente est le coupable ; si d'eux d'entre elles ou si toutes les trois ne bourgeonnent pas, deux des garçons ou les trois sont réputés coupables... Le suc du mokttngn détruit les yeux : c'est par pitié que l'on substitue les « yeux » du bananier à ceux des jeunes gens *. » — « Dans