‹ La mentalité primitiveChapitre 156 sur 333 · A. F. Mockler-Ferryman. Up the Niger, p · texte numérisé non relu

A. F. Mockler-Ferryman. Up the Niger, p

4. Rev. J. II. Weeks. Anthropological notes on the Bangala of the upper Congo river. J. A. I., XL, p. 364.

les affaires de vol, chez les nègres Songo, on institue une épreuve par le poison, et celui-ci est administré le plus souvent à des enfants ou à des chiens. Les parties adverses (le plaignant et le défendeur avec leurs amis) comparaissent, et un « docteur » impartial donnera une dose égale de nibambu à chacun de leurs représentants. Les intéressés se séparent en deux camps, et les « combattants » s'avancent au milieu, l'un en face de l'autre ; le breuvage leur est présenté, et on le leur fait prendre, de force s'il le faut. Alors les deux camps se mettent à crier, en chœur : « C'est mon chien qui vit ! le tien meurt ! » ou bien « Ton enfant meurt! le mien vit! » Ce concert, quifaitun vacarme effroyable, dure jusqu'à ce que le poison commence à agir. Au cas où il ne produirait pas d'effet, on renouvelle la dose une ou deux fois. Le premier qui vomit le poison a gagné. Si l'un des combattants tombe auparavant, en proie à des convulsions, il a perdu. Il ne reste presque jamais de cadavres sur le terrain, parce que la dose de poison a été faite trop faible. ' »

Beaucoup d'exemples analogues pourraient être cjtés, dans les mêmes sociétés africaines, et ailleurs. Sauf exception (surtout quand il s'agit de chefs), la substitution nest autorisée que pour les délits sans gravité, vols insignifiants, médisance, etc., ou bien à titre d'épreuve préliminaire, pour savoir s'il y a lieu de procéder à celle qui peut être mortelle. Ainsi, chez les Barotsi : « Voici comment un sorcier est découvert. Il y a trois semaines, un homme mourait dans un village. Or, pour eux, un homme ne peut jamais mourir, à moins qu'on ne le tue ou qu'on ne l'ensorcelle. « Je saurai, se dit un frère du mort, qui a tué mon frère ; ce doit être mon frère aîné. » Il prend quatre ou cinq poules, leur donne du poison, et dit : « Si, vous

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