‹ La mentalité primitiveChapitre 174 sur 333 · Jbd., p · texte numérisé non relu

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tant qu'ils n'ont pas fini de travailler à la confection des vêtements en tuktoo, et d'autre part, une fois la chasse au morse commencée, personne n'a plus le droit de travailler les peaux de rennes. Un jour, en mars, je demandai à Tookoolito et à la femme de Koodloo de me faire un sac de couchage en peau de renne. Rien ne put les y décider, parce qu'on était dans la saison du morse. « Elles mour- « raient toutes deux, dirent-elles, et l'on ne prendrait plus « de morses '. » Sur la côte de l'Alaska, « où la règle de l'exogamietotémique n'était plus rigoureusement observée, et où il est permis maintenant de prendre femme à Tintérieur de son propre clan, les vieillesgens attribuaient à cette promiscuité la grande mortalité qui a frappé la tribu des Kenayer2. »

Des faits semblables sont recueillis encore aujourd'hui, dans les mêmes régions. En voici un caractéristique : « Depuis longtemps, la chasse rendait peu ; les animaux se dérobaient à nos yeux. Kridtlarssuark évoqua les esprits pour savoir deux la cause qui empêchait de rien prendre à la chasse. Après la séance, il fit connaître que sa bru Ivalork avait fait une fausse couche, et qu'elle l'avait caché, pour échapper à la pénitence (les femmes sont soumises dans ce cas à un grand nombre d'interdictions). Il ordonna alors à son fils, pour punir la coupable, de l'enfermer dans une cabane de neige après lui avoir retiré ses fourrures. Elle y mourrait de froid ou de faim. A cette seule condition les animaux consentiraient de nouveau à se laisser prendre par les hommes. Aussitôt on construisit une cabane de neige, et l'on y enferma Ivalork. Voilà comment Kridtlarssuark traita sa belle-fille, qu'il

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