‹ La mentalité primitiveChapitre 18 sur 333 · Ibd., n · texte numérisé non relu

Ibd., n

contaminé par une maladie dégoûtante, percé par une lance. Le serpent, la foudre, la lance, etc., ne sont pas véritablement à accuser pour les conséquences qui apparaissent. Ils ne font que parachever, pour ainsi dire, l'acte de condamnation. Celui-ci peut être accompli par des hommes vivants, avec ou sans le concours d'esprits des morts... Les ennemis sont, soit des personnes mortes, soit des esprits naturels l. »

MM, Spencer et Gillen disent de même : « Toutes les maladies de toutes sortes, depuis les plus simples jusqu'aux plus sérieuses, sont attribuées sans exception à l'influence maligne d'un ennemi sous la forme d'un homme ou d'un esprit2.» — « Ils peuvent imaginer, dit M. Howitt, la mort par accident, bien qu'ils attribuent presque toujours le résultat de ce que nous appellerions un accident aux effets d'une magie malfaisante. Ils connaissent bien la mort violente, mais même quand ils en sont témoins, ils croient, dans les tribus près de Mary borough(Queensland), que si un guerrier est tué d'un coup de lance dans un de leurs combats rituels , c'est parce qu'il a perdu son habileté à parer ou à éviter la lance, par l'effet^de la magie malveillante d'un membre de sa propre tribu. Mais je doute que nulle part en Australie, les indigènes, dans leur condition première, aient conçu la possibilité de la mort simplement par maladie. Tel n'était sûrement pas le cas des Kurnai3. » — « Si un homme est tué dans une bataille, ou meurt des suites d'une blessure, on croit qu'il a été ensorcelé*. » — « Bien que les Nariinyeri soient si souvent exposés à la morsure de serpents venimeux, ils n'ont point

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