‹ La mentalité primitiveChapitre 19 sur 333 · Ibd., n · texte numérisé non relu

Ibd., n

2. Spencer and Gillen. The native tribes of Central Auslralia, p. 530.

3. A. W. Howitt. The native tribes of South Australia Aborigines, p. 49.

4. A. Meyer. Encounter Ray tribe, in Woods. The native races of South Australia, p. 199.

de remède pour cet accident. Leur superstition les conduit à croire qu'il est le résultat d'un maléfice1. »

Cette disposition d'esprit n'est pas propre aux seules tribus australiennes. Elle se retrouve dans les sociétés inférieures les plus éloignées les unes des autres, et avec une grande uniformité. Ce qui varie dans les représentations collectives, ce sont les forces occultes à qui Ton attribue la maladie ou la mort qui sont survenues : tantôt c'est un sorcier qui est le coupable, tantôt l'esprit d'un mort, tantôt des forces plus ou moins définies ou individualisées, depuis la représentation la plus vague jusqu'à la divinisation précise d'une maladie comme la variole. Ce qui demeure semblable, et on pourrait presque dire identique, c'est la préliaison entre la maladie et la mort d'une part, et une puissance invisible de l'autre, et par suite, le peu d'attention accordé à ce que nous appelons les causes naturelles, même quand elles crèvent les yeux.

Je donnerai seulement quelques preuves significatives de cette unanimité.

« Les indigènes, dit M. Chalmers, ne croient jamais que leurs maladies proviennent de causes autres que spirituelles, ni que la mort (hormis le cas de meurtre) provienne dautre chose que de la colère des esprits. Quand la maladie apparaît dans une famille, tous les membres de cette famille se demandent : « Qu'est-ce que cela veut « dire ? » Si le malade ne va pas mieux, ils concluent qu'il faut faire quelque chose. Un présent est offert; on prend de la nourriture et on la dépose sur l'emplacement sacré ; ensuite, on la retire et on la partage entre ses amis. Si la maladie persiste, on amène un porc à l'emplacement sacré, on l'immole d'un coup de lance, et on l'offre aux esprits*. »

i. G. Taplin. Manners, customs, etc.. of the South Australie Aboriqines. p. 49.

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