Rev. J. Chalmers. Pioneering in New-Guinea, p
De même, dans la Nouvelle-Guinée allemande. « Selon les Kai, personne ne meurt de mort naturelle *.... »
Chez les Araucans, « toutes les morts, excepté sur le champ de bataille, étaient considérées comme produites par des causes surnaturelles ou par la sorcellerie. Si une personne mourait des suites d'un accident violent, on supposait que les huecuvus ou esprits malins l'avaient occasionné, avaient effrayé le cheval pour désarçonner son cavalier, avaient détaché une pierre pour la faire tomber et écraser le passant sans défiance, avaient aveuglé momentanément une personne pour la faire tomber dans un précipice, etc. En cas de mort par maladie, on croyait à un ensorcellement et que la victime était empoisonnée2 ». M. Grubb dit de même au sujet des Indiens du Ghaco. « Ils supposent invariablement que la mort est le résultat de l'influence directe des Kilyikhama (esprits), soit à cause de leur désir de faire du mal, soit qu'ils y soient amenés par un sorcier3. » Dobrizhoffer rend le même témoignage en ce qui concerne les Abipones*. Et des croyances analogues se retrouveraient à peu près dans toutes les sociétés inférieures des deux Amériques.
En Afrique australe, nous trouvons la réplique exacte de ce qui a été observé en Australie. « On croit qu'un sorcier a le pouvoir de livrer (to give over, équivalent de to doom) un certain homme qui est parti pour la chasse, à un buffle, à un éléphant ou à un autre animal. Le sorcier, pense-t-on, peut donner commission à l'animal de faire périr l'homme. De la sorte, quand on apprend qu'une certaine personne a été tuée à la chasse, ses amis diront :
1. R. Xeuhaiuss. DeutschNeu-Guinea, III, p. 140. Cf. ibd., III, p. 466, sqq.
2. R. E. Latchain. Ethnology of the Araucanos. Journal of the Anthropological lnstitute of Great Britain (désormais J.A.I.), XXXIX, p. 364.