lbd., III, p. 330 (Jabim
savaient pas de formules ! Sans elles — pour leur entendement de Papous c'est l'évidence même — il ne fallait pas penser à en prendre. On prononce les formules sur les fosses avec le plus grand soin ; on y fait des fumigations avec un bois magique tout embrasé, et l'on y répand une poudre magique (fleur de soufre). Enfin on dispose dans le piège ainsi préparé une « pierre de fosse », dont « l'àme » a le pouvoir d'attirer le gibier. Désormais, celui ci ne manquera pas de venir » '.
Le commerce des porcs est très important, et chaque indigène tâche de faire une bonne affaire au marché. Le vendeur emploie un charme, afin d'obtenir le prix le plus haut possible; l'acheteur fait de môme, afin de produire impression avec les objets qu'il offre, et d'acquérir le porc le plus gros possible. « Certaines pierres doivent assurer le succès dans ces échanges; on les appelle parnaga... Ces parnaga renferment le principe de l'àme des porcs. En préservant ces pierres des influences nocives par le moyen d'un liquide, on préserve le porc du même coup... » S'agit-il de l'emporter sur des rivaux à la danse? « Il n'est pas' rare que les Papous entreprennent de longs voyages pour aller apprendre des danses dans une tribu renommée pour cet art... En outre, dans les danses cérémonielles, on emploie tous les charmes possibles afin de rendre les jambes agiles 2. »
Pour le travail des champs, le concours des puissances invisibles n'est pas moins indispensable. « Quand le Bakaua cultive sa terre, il y a beaucoup de choses qu'il doit faire, et beaucoup d'autres qu'il doit ne pas faire, s'il veut assurer le succès de ses efforts. De tous côtés des dangers le menacent, venant de puissances mystérieuses avec qui il lui
, i.ifei.,III, p. 128 (Kai).