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LSvi-Érubl. — Mentalité. 23

3o4 INTERPRÉTATION MYSTIQUE DU SUCCÈS

faut se mettre en règle, pour qu'elles lui demeurent favorables... Pendant qu'on est occupé à planter, on invoque les morts par leurs noms, et on les prie de protéger ce champ, afin que leurs enfants, les vivants d'aujourd'hui, aient de quoi manger, puissent prospérer, etc.. Puis le possesseur du champ y enterre ses pierres magiques. Celles-ci, quïl a héritées de ses ancêtres, sont des imitations des tubercules de taro... Après la moisson faite, on les déterre, et on les porte au nouveau champ *. »

La tribu des Jabim, voisine des Bakaua, ne procède pas autrement. « Pour le travail des champs, les indigènes se croient extraordinairement dépendants des esprits des morts [balum). Rien n'est fait sans les soins les plus minutieux et les précautions les plus inquiètes... Avant de mettre en terre les premiers taro dans le champ que l'on vient d'incendier et de déblayer, on invoque d'abord les morts... Ensuite, quand on plante, on invoque les esprits. Pour se les rendre favorables, on leur apporte aussi des objets précieux (défenses de sangliers, dents de chien) alin qu'ils se parent de l'àme de ces objets... Plus tard, on fait résonner les bull-roarers dans les champs, en appelant les noms des ancêtres, et on croit obtenir ainsi que la croissance des fruits des champs soit particulièrement belle. » "' Un peu plus tard, « entre les prémices et le commencement de la moisson se placent les danses, qui durent en général toute la nuit. Elles sont, pour la plupart, dans la relation la plus étroite avec la moisson. Elles doivent avoir pour effet que la végétation devienne plus intense 3. »

Ces formes de magie agraire sont bien connues, et assez communes. En voici quelques autres, qui montrent à quelle diversité de conditions mystiques une bonne récolte

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