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port aux vrilles qui s'enroulent autour d'eux, et les premières tiges sont liées aux supports au moyen de ficelles qui ont servi aujeu delà scie. Il suffit cependant de suspendre des bouts de ces ficelles à l'extrémité supérieure des supports, et même il y a des gens c|ui se contentent de jeter quelques bouts de ces ficelles çà et là sur le sol dans leurs plantations. Dans tous les cas, on a en vue d' « aider » les tiges des ignames à bien pousser et à s'enrouler comme il faut. Plusieurs autres jeux des gens de Knvai se rapportent de même à leur travail agricole et à d'autres occupations. »l
Le jeu de la scie, qui est extrêmement répandu, a souvent la même vertu magique qu'en Nouvelle-Guinée. Ainsi, pour ne citer que quelques exemples, dans la presqu'île de la Gazelle (Nouvelle-Poméranie) on y joue surtout au moment où poussent les fruits de l'arbre à pain. *. Chez les Dayaks de Bornéo, « à telles fêtes appartiennent tels jeux: ainsi, la fête des semailles comporte d'autres amusements que la petite ou la grande fête de la moisson, que celle du commencement de la moisson, ou du nouvel an. A la fête des semailles on joue au sabot, et on met des masques; quand on commence à récolter le riz, on se bombarde mutuellement avec des sarbacanes, etc. Il est à remarquer que des actes qui, dans les cérémonies, sont accomplis par les prêtres, servent simplement d'amusement aux autres membres de la tribu3 ». Ce sont des jeux, mais dont la signification est encore vivante, et présente sans doute à la conscience de chacun. Chez les Kayans, « les hommes s'amusent aussi souvent à jouer à la toupie. Les toupies sont ovales, aplaties, lisses, et pèsent de deux à trois kilos.
1. G. Landtman. Cat's cradles of the Kiwai Papuans . British New-Guinea. Anthropos, IX, p. 221.
2. P. Georg Bôgershausen. M. S. C. Fadenspiele in Matupit.Aev. Pommern, Gazelle Halbinsel. Anthropos, X-XI, p. 908.