Ibd., III. p. 236-7 (Iroquois et Hurons
ont infusé diverses sortes de plantes), afin d'avoir le d—u> quand Ja bataille commence. Et, en vérité, l'autre i été vainculongtempsd'avance parle faitqu'on s'est emparé d'un objet qui lui appartient et qu'on l'a ensorcelé. Et si le bétail de l'ennemi prend la fuite, on apporte au ehef de leurs excréments, et de la terre où sont imprimées les traces de leurs pas, afin qu'il puisse les agiter comme avec une baratte et s'asseoir dessus. Alors les guerriers disent : « Le «chef est maintenant assis sur eux : il les a déjà mangés, «nous les trouverons. » Et quand ils les ont trouvés, ils disent : « Le docteur du chef est vraiment un docteur !»*: On reconnaît ici la disposition de la mentalité primitive à regarder comme réel et déjà présent un événement futur dont elle est certaine pour des raisons mystiques. Puisque les opérations magiques infaillibles ont été accomplies, le chef -ennemi est dèsà présent vaincu , son bétail est des à présent capturé. La victoire n'a pas été seulement préparée et préfigurée : elle a été, à la lettre, gagnée. Le sort de la g-uerre ne se tranche pas sur le champ de bataille où les guerriers se rencontreront. La décision a déjà eu lieu dans la région de l'invisible. Ainsi s'expliquent les « étranges consécrations du bétail », dont parle Lichtenstein, pratiquées par les prêtres lorsqu'une guerre est en perspective. « Elles ont pour but de protéger ces animaux, dont la possession est souvent l'unique cause de la guerre, contre le danger d'être enlevés de force par l'ennemi". » Le chef oppose d'avance sa magie à la magie présumée de l'adversaire : « Sekukuni mit ses sorciers en mouvement, Mapoch en fit autant des siens. Chacun des deux tenta de briser la force de son ennemi par des moyens surnaturels. A la grande terreur des Matébélés, on trouva un matin à la
1. C. H. Callaway. Tke religious system of the Amazulu, p. 345.