‹ La mentalité primitiveChapitre 222 sur 333 · J. Waterhouse. Tke kinq and people ofFiji, p · texte numérisé non relu

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mencer le combat1. » Enfin, la même conviction fait agir pareillement les Greeks, qui suivaient avec tant de confiance une jeune fille dont ils avaient fait leur guide en campagne. Ils finissent par rencontrer un parti ennemi, et ils le massacrent. « Ce premier engagement, dit le Père de Smet, jeta les vainqueurs dans la consternation, car eux aussi comptaient sept hommes tués et quinze blessés. Ils débandèrent les yeux de la jeune héroïne, et les manitous, qu'ils avaient crus si propices, étant maintenant réputés défavorables à leurs projets guerriers, les combattants se dispersèrent en toute hâte, en prenant les chemins les plus courts pour retourner chez eux2. »

Les armes dont on se sert à la guerre sont fabriquées avec tout le soin dont les indigènes sont capables : elles témoignent souvent d'une grande ingéniosité qui les rend redoutables et meurtrières. Mais leur efficacité ne tient pas seulement, ni surtout, à leurs qualités visibles et matérielles. Elle dépend essentiellement de la vertu mystique qui leur aura été conférée par des « médecines » ou par des opérations magiques. Aussi les armes d'un guerrier sont-elles sacrées. Souvent personne n'ose y toucher que lui. On les entoure, en temps de paix, de mille précautions, pour y concentrer et y maintenir l'influence magique qui leur assurera la victoire.

Ainsi, en Nouvelle Poméranie (presqu'île de la Gazelle), « jadis on conservait toutes les massues dans la maison du malira : c'était une hutte bâtie exprès pour y garder les « médecines » et tous les objets qui s'y rapportent...

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