‹ La mentalité primitiveChapitre 224 sur 333 · R. Parkinson. Dreissig Jahrein der Siïdsee, p · texte numérisé non relu

R. Parkinson. Dreissig Jahrein der Siïdsee, p

2. R. Thurnwald. Im'Bismarck Archipel und auf den Salomon Insein. Zeitschrift fur Ethnologie, XLII, p. 128.

— du moins ils en sont persuadés — c'est une flèche qui aura, pour blesser, un pouvoir surnaturel (mana) à la fois par la matière dont elle est faite, et par les propriétés qu'y ajoutent des charmes et des préparations magiques... La pointe est d'os humain ; elle a par conséquent du mana. Elle a été fixée à la flèche avec de puissantes « médecines » : autre mana ; elle a été enduite d'une matière chaude et brûlante (comme on veut que la blessure brûle) préparée et employée avec des « médecines » : telles sont les flèches que nous, et non pas eux, appelons empoisonnées. Quand la flèche a blessé un ennemi, on emploie, pour en favoriser et prolonger l'action fatale, la même magie qui a servi à donner à l'arme son pouvoir surnaturel... » Pour combattre cette action, les parentsdu blessé, « si la flèche ou une partie de la flèche a été gardée, ou extraite de la plaie, la placent dans un endroit humide ou l'enveloppent de feuilles fraîches ; alors l'inflammation sera légère et tombera vite. . . De son, côté, l'homme qui a lancé cette flèche, et ses amis, boiront des liqueurs chaudes et brûlantes, mâcheront des feuilles dont le suc est irritant; on brûlera des herbes acres ou amères afin de produire une fumée irritante... on placera l'arc près du feu pour rendre brûlante la blessure qu'il a faite, ou bien, comme dans l'île du Lépreux, on le déposera dans une grotte hantée par un revenant ; on en tiendra la corde tendue, et on la tirera de temps en temps, pour produire chez le blessé une tension des nerfs et les spasmes du tétanos1. » Tout se passe donc dans la région du mystique : amis et ennemis du blessé s'y meuvent également. Ce que nous appelons effet physique est aux yeux des Mélanésiens un effet magique. Pour mieux dire, nous distinguons entre les deux, ce qu'ils ne font pas. Selon nous,

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