B. Seeman. A mission to Viti, p
Afrique australe. « Pelangye, à lamort.de son père, hérita de tout son bétail, qui était fort nombreux. Quand le frère de Mateebe fut assassiné par les Bushmen, Mateebe accusa Pelangye Savoir souhaité que cet assassinat eût lieu, et, sous ce prétexte, il s'empara de tout son bétail, et ordonna de brûler toutes ses maisons... Le fait est que, à cause des yeux de Pelangye, qui étaient singuliers, grands et ronds, Mateebe crut, ou fit semblant de croire, qu'il possédait les pouvoirs d'un sorcier, et qu'il en avait usé pour faire assassiner son frère par les Bushmen \ » Dans cette observation, nous recconaissons sans peine l'assimilation, signalée plus haut2, du mauvais œil, et du principe malin qui loge chez le sorcier, et nous voyons aussi celui-ci aecuséd'avoir exercé sa puissance simplement en souhaitant que quelque chose arrivât. La môme idée est répandue dans la région du Congo, et en Afrique occidentale. « Les Warega recherchent le surnaturel en tout. Ils croient que tout le monde a le pouvoir de jeter un sort, de faire réaliser un souhait. Us ne précisent pas comment cela peut se faire, mais ils attachent visiblement à cette croyance une idée d'envoûtement ;. » En d'autres termes, ils croient que n'importe qui peut envoûter, c'est-à-dire, ensorceler, par la vertu du souhait. — Sur le Niger, « hier a eu lieu une procession des femmes du fils du roi, récemment décédé. Elles descendirent au fleuve pour faire leurs ablutions... On leur fit prendre le poison d'épreuve, sur le soupçon qu'elles avaient désiré la mort de leur mari... De ces pauvres malheureuses, au nombre de soixante, trente et une moururent; les autres, qui vomirent aussitôt le poison, échappèrent \ » — Au Calabar, « je m'approchai
1. Rev. J. Campbell. Travels in Soulh Africa (second journey), H, p. 184.