Letters fr»m Victorian pioneers, p
mis en possession des droits qui leur .revenaient à ce titre 1. » Je n'insiste passur ces faits bien connus.
Ge n'est pas seulement la couleur des Européens qui prête à l'idée que ce sont des revenants. Aux îles Andaman, avant de connaître les blanGs, ce qui est relativement récent. « les indigènes n'avaient pas la moindre idée de l'existence de la côte de Birmanie qui leur est voisine et, à plus forte raison, du reste du monde... Les rares navigateurs qui se risquaient de temps en temps sur leurs rivages étaient considérés comme des ancêtres, à qui, par grâce spéciale, il était accordé de revenir sur la terre... A l'appui de cela, on peut apporter le nom que les indigènes encore aujourd'hui, donnent aux HindouE : ils les appellent « esprits des morts, revenants" >. Or, ces habitants de l'Inde sont des -hommes de couleur.
Au 'Congo, quand les blancs arrivèrent dans une région où l'on n'ten avait encore jamais vu, « les gens craignaient fort que leur présence n'arrêtât les pluies et n'amenât la sécheresse. Quand ils croisaient des indigènes surlaroute, les blancs les entendaient s'écrier : « 0 ma mère! nous «n'aurons pas de pluie! »Les missionnaires étaient obligés continuellement de leur dire que la pluie était entre les mainsde Dieu etnon dans les leurs3. » D'une façon générale, la présence des blancs causaitde l'anxiété. On craignait un peu partout qu'elle n'entraînât comme conséquence des catastrophes et des morts. Dans le pays alentour, les gens qui savent hochaient la lèle et affirmaient que la population de San Salvador allait mourir très vite : il n'y aurait plus de pluie, la peste et des fléaux de toute sorte
!. J. Macgillivrav. Narrative of the voyage of H. M. S. Rattlesnake, II, p. 39-30.
'. E. H. Mail. On the aboriginal inhabitants of the Andaman islands, 3. A. I., X!l, p. î«0.
. W. H. Bentley. Pioneering on the Congo, II. p. J66.