Ibd., I, p
i. E. J. Glave. SU- years of adienture in Congo land, p. 95.
b. H. M. Bentley. The life and labours of a Cvngo pionter, p. îtt.
des puissances invisibles, ou du moins sont en relation très étroite avec lui. Leur seule apparition, comme on vient de le voir, peut être un présage — et par conséquent, une cause — de malheur. Aussi, lorsque des accidents, et surtout des morts subites ou des épidémies se sont produites peu après leur arrivée, les indigènes les en ont rendus responsables. Bien souvent, en Océanie, par exemple, les missionnaires ont eu à souffrir de cette coïncidence. En fait, le premier contact avec les Européens était presque toujours fatal aux indigènes, et l'expérience confirmait singulièrement leurs craintes. « La plupart des maladies qui ont fait rage dans les îles, écrit Williams, pendant mon séjour, y ont été apportées par les navires... Les premières relations entre Européens et indigènes sont invariablement suivies, à mon sens, de l'apparition de la fièvre, de la dysenterie ou de quelque autre maladie qui emporte nombre de gens. A l'île de Râpa, près de la moitié de la population a été balayée * » . — A Tanna{Nou velles Hébrides) , les prêtres voulaient nous tuer, parce que, pour sur, notre présence ferait empirer leur toux... Tous croyaient fermement que, depuis qu'ils avaient la visite des blancs, dans ces dernières années, les épidémies d'influenza devenaient plus fréquentes et plus meurtrières. Celte impression n'est pas particulière à Tanna ; elle est universelle, si je ne me trompe, d'un bouta l'autre du Pacifique2. »
La peur des maladies (c'est-à-dire de l'action mystique funeste qui s'exerce par la maladie), était si grande chez les indigènes que, si l'un d'eux quittait l'île et y revenait après une absence, on le considérai t comme aussi dangereux qu'un étranger. Murray en a vu débarquer un à Savage Island, qui avait fait un séjour à Samoa. « Le premier jour, une
1. J. Williams. A narrative of missionary enterprises in the S»uth Sea islands, p. 281-82.