‹ La mentalité primitiveChapitre 247 sur 333 · lbd., p · texte numérisé non relu

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Lévy-Bkuul. — MeuUlité. 27

parenté avec le monde invisible. « On m'a attribué, dit M. Grubb (chez les Lenguas du Grand Chaco; il était le premier blanc qui eût vécu chez eux), les pouvoirs les plus prodigieux. J'étais capable d'hypnotiser les hommes et les animaux, de soulever à volonté le vent du Sud et les orages, de chasser les maladies s'il me plaisait... J'avais le pouvoir du mauvais œil, la connaissance de l'avenir, je pouvais découvrir tous les secrets et, connaître les déplacements des gens dans les différentes parties du pays... chasser le gibier de la contrée que je voulais, et causer avec les morts1. » Bref, on redoutait M. Grubb comme un sorcier, avec cette circonstance aggravante que, venant de très loin, ses maléfices en étaient d'autant plus dangereux.

Longtemps après que la surprise du premier moment a disparu, après que l'indigène a vu des blancs vivre dans son voisinage, manger, boire; dormir et mourir comme lui, il garde cependant l'impression que l'Européen jouit d'une puissance mystérieuse indéfinie. En Afrique australe, les premiers missionnaires ont été invariablement p;*is pour des sorciers. « Les missionnaires qui sont venus chez eux (chez les Gafres Xosa) jusqu'à présent, n'ont pas pu éviter d'être considérés comme des sorciers, et c'est surtout pour cette raison que van der Kemp même a dû quitter leur pays. En effet, une fois qu'une grande sécheresse régnait dans la contrée, la reine-mère lui envoya un messager, pour lui intimer l'ordre de faire pleuvoir... Si, au bout de trois jours, la pluie n'était pas venue, il serait traité en ennemi et.en traître... Par aventure, la pluie tomba dans le délai fixé, et van der Kemp fut sauvé pour cette fois. Mais oh n'en mit que plus d'insistance à exiger encore de lui le même service, et

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