Annual Report. British New-Guinea, 1907, p
tinuer? Leurs jardins, leur pèche, leurs embarcations les réclamaient. Et ainsi, à la faveur de la nuit, ils s'échappaient de l'hôpital, isolément ou deux par deux1. » Avec le temps, la situation s'améliore, et les indigènes apprennent à apprécier les services que l'hôpital leur rend.
En Afrique australe, il a fallu vaincre les mêmes méfiances. « Un vieillard, chef de plusieurs villages, atteint de cécité, entendit parler de moi, et crut, d'après ce qui lui fut rapporté, que je pourrais lui rendre la vue... Il consent à être opéré... Mais dès que je mis à l'accomplissement de son désir la condition qu'il passerait quelques jours à Thabu Bossiou, dans une maison cli ré tienne quelconque, tout changea de face. J'eus beau lui expliquer... « J'ai peur d'aller demeurer chez des chrétiens, je crains «qu'ils n'exercentquelque sortilège surmoi. » Ilrenonça à être opéré2. — « Ils ont leurs médecins à eux, les ngaké... dont ils estiment que les drogues doivent guérir les noirs, comme nos remèdes à nous sont bons pour les blancs. Ceci n'.est pas spécial au Zambèze, mais peut-être les Zambéziens sont-ils encore plus rebelles que d'autres tribus à une médication scientifique.
« Us ont, en tout cas, une peur instinctive des amputations... » Le Dr de Prosch écrivait encore : « L'hospitalisation est peu goûtée par nos noirs. Une nourriture abondante assurée, une habitation propre, les soins les plus complets ne sont pas des avantages suffisants pour contrebalancer la défiance dont nous sommes encore l'objet de la part de tous ceux qui ne nous connaissent pas de près... Puis, on ne se résout pas à se séparer du confort païen, si je puis ainsi appeler la malpropreté qui est le milieu habituel de nos pauvres gens. Nous ne nous doutons pas