Hugh Low. Sarawak, p
2. A. Mansfeld. Urwald Dokumenle. Vier Jahre unter den Cross flussnegern Kameruns, p. 158.
australe, par exemple, les relations entre les vivants et leurs morts ne sont pas moins étroites. Mais elles paraissent mieux organisées, et elles tendent à constituer une sorte de culte des ancêtres, bien qu'à proprement parler, ces pratiques diffèrent, sur des points importants, de ce que nous appelons ainsi.
Les morts vivent, cela n'est pas douteux. « Que faitesvous ici? demande Th. Hahn à une femme Namaqua qu'il rencontre dans le désert. — Mon ami, répondit-elle, ne vous moquez pas de moi. Je suis dans la détresse ; la sécheresse et les Boschimen nous ont fait perdre un grand nombre de moutons et de bœufs, et je me rends au tombeau de mon père, qui est mort à la chasse. Je vais prier et pleurer là ; il entendra ma voix, il verra mes larmes et il favorisera mon mari qui est parti chasser les autruches; nous pourrons alors racheter des chèvres et des vaches et donner à manger à nos enfants. — Mais votre père est mort, lui dis-je, comment peut-il vous entendre ? — Il est mort, c'est vrai, répliqua-t-elle, mais il ne fait que dormir. Nous autres, Hottentots, quand nous sommes dans le malheur, nous allons toujours prier sur les tombes de nos parents et de nos ancêtres : c'est une de nos anciennes coutumes1. »
Que sont ces morts qui vivent ? Il est extrêmement difficile, pour ne pas dire impossible, de nous en faire une idée satisfaisante. Les représentations varient d'une société à l'autre, selon leur structure et leur degré de développement. En outre, presque partout, le nouveau mort passe, plus ou moins vite, par une série d'états transitoires, avant d'atteindre une condition relativement définitive, d'où il sortira, soit par une nouvelle mort, soit par un retour au monde des vivants. Souvent ces représentations seront inconciliables