‹ La mentalité primitiveChapitre 49 sur 333 · Ibd., p · texte numérisé non relu

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2. C. H. Callaway. The religious system of the Amazulu, p. 145.

des hommes, ont à tout instant le pouvoir de leur faire du mal. Le Zoulou a donc pour le monde des esprits les sentiments qu'inspire une force supérieure, et il les sert parce qu'il les craint, bien que son langage à leur sujet, ou même lorsqu'il s'adresse à eux, ne soit pas toujours très respectueux1. »

Des représentations collectives et des croyances analogues se retrouvent en Afrique équatoriale et occidentale. J'en donnerai seulement quelques exemples. Chez les Adio du Haut Congo, le nouveau mort fait savoir ce qu'il exige par le moyen d'un songe. « Satisfaction doit être donnée à la réclamation du disparu dès le réveil du songeur, toutes affaires cessantes, sinon il se produira des accidents et des mécomptes. On cassera tous les objets ou ustensiles dont on voudra se servir; si Ton veut, par exemple, faire de la bière, elle sera mauvaise ; si l'on veut cuire des aliments, on brisera ses poteries, etc.

« Quelques morts, pour se montrer aux parents vivants, revêtent la forme d'un grand serpent inoffensif appelé rumbo, visible pour le seul parent auquel le défunt veut se montrer; cette apparition a toujours lieu près de la tombe'2. » Au Dahomey, « le fils est en constante union de pensées avec ses parents décédés. Tous les jours il leur parle et leur demande protection. S'il lui arrive quelque malheur, bien vite il a recours à eux, et tâche de se les rendre favorables par des offrandes sur leurs tombeaux. Ils écouteront certainement ses supplications et interviendront pour lui auprès du grand maître commun3».

Voici un fait, observé en Afrique orientale dans une

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