‹ La mentalité primitiveChapitre 97 sur 333 · Glave. Suc gears of adventure in Congo land, p · texte numérisé non relu

Glave. Suc gears of adventure in Congo land, p

attaquer tout seul, se met à crier et à appeler jusqu'à ce qu'on fasse attention à lui... Si cet oiseau entre dans une case, les Cafres considèrent cela comme un grand malheur pour le maître de cette maison. Un jour, un oiseau à miel entra justement en volant dans la maison de Umhala, et se posa sur ses lances. Ce fut le signal d'une alarme terrible. « C'est Gaséla qui a fait cela avec ses maléfices, » s'écria Umhala, et il appela aussitôt tous ses hommes pour commencer la guerre. Gaséla effrayé se réfugie auprès des missionnaires qui réussissent à arranger l'affaire1. » Umhala se croyait, selon toute apparence, « condamné » [doomed), par Gaséla. Celui-ci pouvait le faire périr de mille manières : le « livrer » à un éléphant, à un lion, à un crocodile, lui infliger une maladie mortelle, etc. Il a choisi un autre instrument; il a envoyé à Umhala un oiseau de mauvais présage, qui est entré en volant dans sa maison et s'est posé sur ses lances. Umhala s'est senti perdu. Ainsi le mauvais présage, c'est-à-dire l'oiseau à miel, possède, en ce cas, la même puissance mystique qu'auraient eue le crocodile ou le lion à qui la victime aurait été « livrée ».

Dans presque toutes les sociétés inférieures, on a signalé une sorte particulière de présages qui alarment très vivement les primitifs, et qui les déterminent à s'opposer, par les moyens les plus énergiques, au malheur dont ils se sentent menacés à leur apparition. Ce sont certains faits qui sortent de la règle habituelle ou certains êtres plus ou moins tératologiques, tels que les monstra et les portenta des Romains. En général, on a,

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