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voit un se poser sur une vache, et qu'on ne la tue point, son maître sera thaha et mourra. 11 faut tuer la vache sur le champ et en partager la viande hors du village... Il faut aussi purifier le troupeau... Si la corne d'une vache se détache dans la main d'une personne, l'animal estthahu et on le sacrifie... Si un taureau ou un bœuf quitte le troupeau pendant qu'il paît, rentre seul et reste en dehors du village, fouillant avec ses cornes dans le tas d'ordures, on reconnaît par là qu'il est thahu et son maître le tue aussitôt... Si une chèvre met bas, que la tête du chevreau se présente d'abord et que le corps ne vienne pas tout de suite, on dit qu'elle est thahu, et son maître la tue... Si une femme primipare accouche de jumeaux, ceux-ci sont thahu, et une vieille femme du village, le plus souvent la sage-femme, leur enfonce de l'herbe dans la bouche jusqu'à ce qu'ils soient étouffés, et les jette dans la brousse... Si une vache ou une chèvre donne des jumeaux, la première fois qu'elle met bas, on la tue également, etc. \ »
L'animal qui est thahu de par les circonstances insolites de sa naissance, ou qui se révèle thahu par un acte extraordinaire, insolite, et par conséquent suspect, l'enfant qui se présente en naissant dans une position inaccoutumée, les naissances gémellaires enfin, ne sont pas seulement des mauvais présages qui annoncent un malheur à venir. Dans l'esprit de ces Bantous de l'Afrique orientale, les êtres thahu sont un danger pour leur maître, pour leur famille, pour le village tout entier. Par leur état ou par leurs actes, ils trahissent la présence en eux d'un principe malfaisant, d'une force mystique, dont l'action sera mortelle, si l'on n'y met ordre en les supprimant pour la faire disparaître. « Si la présentation est anormale pendant
1. C. W. Hobley. Kihuju cusloms and beliefs, J. A. I, XL, p. 434-35.