‹ La mer glacée du pôle [microforme]Chapitre 19 sur 105 · PIRE CT TT ETS · texte numérisé non relu

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{ ] Arctique. |

Radoubée à fond sous la surveillance de lamir sir Léopold Mac Clintock, surintendant de l'arseni 4 l'Alerte est parfaitement propre à la mission dangereux | qui lui sera dévolue.

Après minutieuse inspection de la coque, on en a ren placé toutes les membrures, tous les bordages défectueu ( en les étayant de baux supplémentaires. Un revêteme d extérieur en bois de teck, épais sur les flancs i } 475 millimètres, et diminuant peu à peu jusqu'à l'avan à où ilest de 10 centimètres et à l'arnière de 7°,5, s'éten ’ de la quille aux gouttières, tandis qu'un maitre-hi : longitudinal, placé intérieurement entre la bauquii et la gouttière de la batterie basse, relie toutes | ÿ parties du navire et en augmente la cohésion; À d courbes supplémentaires en fer aideront encore à résiste} à la pression énorme des glaces; l'étrave est blindée t dehors par des plaques de fer épaisses d'un demi-pout f formant à l'avant un éperon de près de quatre mètres ; li À térieur du bossoir est fortifié en outre par des œuvr s mortes et de nombreuses poutres diagonales. d

À Entre les bordages etles lambris des batteries, on place d » feuiles de feutre pour empêcher la déperdition de la aleur, On ajoute de nouvelles et plus solides gouttières ; la coque est partagée en compartiments étanches. … De chaque côté du navire surplombent deux grands da- Vicrs au moyen desquels le gouvernail, qui pèse au moins fois tonnes, pourra facilement se démonter lorsque les glaces le serreront de trop près; il sera alors suspendu horizontalement au-dessus de l'arricre, à Par une ingénieuse disposition, on établit sur le pour- Our de la cheminée des cuisines, un vaste réservoir où la ce et da neige, fondues à la chaleur du feu, nous donéront la-bas la provision d’eau nécessaire. Comme tous és baleiniers, nos navires sont munis de l'appareil Pinkey Collins pour prendre les ris et serrer les huniers; Hs possèdent sur le pont extérieur un treuil à vapeur di pourra être utilisé en maintes circonstances.

Au plus haut du grand mât se dresse une sorte de baril

vert au sommet; c'est le €nid de corbeau » où se plaéra la vigie pour guetter les mouvements des glaces; les déux navires sont gréés en barque et pourvus, pour faciler la manœuvre, de toutes les ressources mécaniques üsitées à bord des bâtiments de commerce dont l'équipage ps peu nombreux.

+ En somme, l'Alerte et la Découverte forment un confaste curieux avec les vaisseaux de guerre à mâture Désante et majestueuse, qui mouillent dans le port près de nous, leurs espars élégamment terminés en pointe, et

leurs vergues brassées avec une parfaite symétrie.

Nos navires ont chacun neuf embarcations de diverses Grimes et grandeurs, construites spécialement en vue de Ï@ navigation boréale, Deux baleinières, équipées avec so n, pourront servir à capturer les morses et Les narvals ; dés fusils-harpons sont fixés à l'avant sur des tourniquets;

nous avons six canots à glace, aussi légers que possible et se manœuvrant à la rame et à la pagaie : leur avant sera protégé par de larges feuilles de cuivre contre le choc des masses polaires.

La «figure » placée sur la guibre de nos bâtiments est

la même pour les deux; c’est tout simplement le pavillon |

britannique peint en couleurs éclatantes au-dessus du mot UBIQUE, et certes, nulle devise au monde n’est plus

fièrement appliquée : notre drapeau flotte partout! au !

delà même des limites de la demeure des hommes! Pour les vivres et les effets d’habillement, on a, en général, adopté les proportions établies par les missions précédentes ; les quantités sont à peu près les mêmes. Mais c’est surtout dans le choix des officiers et des hommes de l’expédition que lamirauté à porté le soin le plus minutieux; une très sévère inspection médicale à fait

éliminer beaucoup de jeunes marins qui semblaient de &

tous points capables d'affronter le service polaire : un lé-

ger défaut corporel, une mauvaise dent, une ancienne #

blessure, et lon vous rayait sans merci. Il se présentait lant el tant de volontaires, que la tâche de désigner le petit nombre des élus fut délicate et difficile au possible,

On ne se montrait pas moins exigeant pour les qualités & sociales ou plutôt sociables. Arrière les gens moroses ct # taciturnes ! On ne veut que des esprits ouverts, des carac- ki

tères heureux,

« Chantez-vous ? aimez-vous à danser? que sauriezvous bien faire pour amuser les autres? » telles étaient M les questions adressées aux candidats par Le comité d’of- M ficiers chargés de prononcer sur leur admission définitive. Æ

Le joie qui illuminait la physionomie des individus « déclarés € bons » était la meilleure preuve de la po- À pularité de lPentreprise parmi les marins de la Grande-#

Bretagne ; les réprouvés réussissaient mal à cacher

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