MILTON
Sir Édouard Parry, qui passa de longs hivers dans les régions du pôle, n'avait pas manqué de reconnaitre combien, pendant cette période d'inaction forcée, il était nécessaire, non seulement d'exercer lintelligence de ses hommes, mais aussi de les amuser et de leur faire sentir qu'ils travaillaient pour leur part à l’amusement de leurs camarades. En outre de l'école du soir où les officiers devenaient instituteurs, il établit des journaux et orgi nisa des représentations théàtrales dont il ne dédaignai pas de prendre un des principaux rôles.
Les expéditions qui se sont succédé dans les mers polaires ont presque toutes suivi cet exemple : une fois le navire endormi dans son berceau de glace, la besogne du bord se réduit de beaucoup, et garder les esprits en haleine et les corps en bonne santé est pour le comman-
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dant un devoir de premier ordre; les officiers ont toujours de quoi € S'entretenir a main » aux observations scientifiques dont ils sont chargés, mais que feraient les matelots, sinon s'occuper de la situation et trop souvent sen préoccuper! I faut done trouver le moyen de chasser leurs pensées attristantes et de leur montrer qu'ils possèdent en eux-mêmes assez de ressources pour se rire du long et monotone hiver.
L'Alerte et la Découverte avaient emporté d’Angleterre des presses à imprimer, et, pour chaque navire, un officier et un matelot s'étaient instruits dans Part de composer.
Dès que notre typographie fut installée, la Craison sociale » S'empressa de distribuer à bord le prospectus suivant :