XVI QUELQUES CONSIDÉRATIONS
moniser avec des connaissances encore à l'état fragnk taire, et qui jusqu'alors paraissaient inintelligil l'importance d'une découverte ne se restreint pas ! découverte même; elle projette ses lueurs sur les 4 vaux précédents et facilite la complète élucidationg questions bien autrement étendues. è
tons d’abord aux renseignements fournis par les voya antérieurs : en longeant les rives polaires de l'Amérion Sir R. Collinson décrit comine composé de glaces 4 anciennes, le pack qui formait la paroi de l’étroit ch d'eau libre où il aventura l'Entreprise en + 51! Camden Bay, avec un traineau, il essaya de l'exank de plus près, mais dès le second jour il fut arrêté pari floes de hauteur inégale et des chaînes de hummo bref, par des obstacles identiques à ceux que renci en 4876 la division nord du commandant Markhan capitaine Mac Clure retrouva ces vieux champs le M de la côte occidentale de l'ile Baring, et l'Investigu au milieu de périls de chaque jour et de chaque he réussit à passer entre eux et les falaises. D'apri célèbre marin, «les surfaces des floes ressemblent il collines mamelonnées dont quelques-unes ont plus cent pieds; elles sont formées de glace d’eau salée, M de plusieurs siècles, qui s’accroit par les dégels su# sifs alternant avec les couches de neige, ce qui lui 08 l'aspect d’une terre encombrée de montagnes et cts de vallées. Un navire qui s’y engage est infaillibles perdu; aller à sa recherche serait se vouer au ie, sort ». Mecham et Mac Clintock ont revu ces glaca large des rivages ouest de l'ile du Prince-Patrick, #
SUR LES MERS POLAIRES. xvIl
dward Parry les aperçut, en 1819, de l'extrémité occientale de l’île Melville.
L'expédition de Sir George Nares est venue grouper en n seul tout ces faits géographiques : un vaste océan, pressé sous un poids énorme de glaces anciennes, s'étend du littoral de l'Amérique septentrionale au rivage nord Groënland, sur une distance de douze cents milles 200 kilomètres) au moins; car le tronçon de quatre Ænts milles (790 kilomètres) non encore explorés, qui va l'ile du Prince-Patrick au point le plus occidental teint par le lieutenant Aldrich, ne paraît être que la Éntinuation de la ligne des côtes ou des iles. Selon toute probabilité, cette mer est comparativement u profonde. À quarante milles (75 kilomètres) de la grre, le commandant Markham ne la pas trouvée de lus de soixante-douze brasses; l’exhaussement général es terres adjacentes nous semble appuyer cette hypohèse.
» C'est aux travaux de la dernière expédition que nous evons de comprendre un peu mieux les relations de la fgion boréale avec le reste du monde, quant à la cireution des eaux et la distribution des parties solides et quides. Au nord de la Terre de Grant, la marche du ack vers lPest paraît due au grand courant tiède qui péètre dans l'océan Polaire; celui-ci épanche son excédant us la forme de fleuves froids qui prennent pour dégor- Poirs chacun des canaux s'ouvrant sur le sud. L'eau lus chaude chemine, à travers les couches inférieures de mer, entre le Spitzberg et le Groënland, pour remoner probablement à la surface le long des côtes de Sibérie. ugmentée des flots versés par les puissantes rivières du b
NTI QUELQUES CONSIDÉRATIONS
continent asiatique, elle devient un vaste courant dirigé M
de gauche à droite et de l'hémisphère est à l'hémisphère ouest. De là, sans doute, sur la Terre de Grant et côte nord du Groënland, cette énorme pression qui empêchera la mer d'être jamais navigable. I est possible aussi que létonnante accumulation des glaces dans ces parages soit due à la hauteur du fond et aux bancs qui leur interdisent de fotter vers le sud, emportées par les courants.
Pour la météorologie, le résultat n’est pas moins satisfaisant: les officiers des deux navires, placés à des stations différentes, ont noté avec soin Pétat quotidien de h température; un travail analogue se fait à chacun de: établissements du Groënland danois; Evigtut, le plus méri dional de tous, est à environ douze cents milles de: quartiers d'hiver de l'Alerte; done, pour l'année 1875 1876, nous avons des relevés pris aux deux extrémités \ d’un immense are méridien, Les comparaisons en son,
intéressantes : ainsi un ouragan très violent, un véritabl à
€ Fohn » scandinave, souffla sur Île Groënland du 20 novembre au 20 décembre 1875; à la même époque, dé semblables perturbations de l'atmosphère eurent lieu À Discovery Bay et à Flocberg Beach. À cette saison, li température moyenne de ces stations boréales aurait di varier entre — 30 et — 33,8° C. Mais, du 26 novembre at 13 décembre, le thermomètre resta très élevé, et le E il atteignit le plus haut point constaté pendant l’année Le 1 décembre, à Alerte, il marquait + 1° 1/2 G: mais ces chaudes rafales passèrent tout près de la Disco very sans en affecter la température. Le 4, de nouvelle: bourrasques du sud la firent monter jusqu "à — 5 degrés.
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