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LA MARINE MILITAIRE

Pourquoi je ne dis rien du marin militaire ? Il est beau, cependant ! Sûr. Je l'admire aussi. Mais ce n'est, après tout, qu'un pêcheur dt'-grossi. Et puis, pour parler franc, je ne l'ai vu qu'à terre.

Sans doute, je connais sa discipline austère.

Et son courage (^-pique, et son cœur sans souci.

Je pourrais barbouiller un abordage ici.

Tout comme un autre ; mais de chic. Mieux vaut me lai

Donc ne m'en veuillez pas, gas au chapeau cirf.

En disant vos parents, c'est vous que je dirai ;

Et de voir comme ils sont, on verra qui vous êtes.

Vous, la fleur qui jaillit de cet obscur fumier.

Vous qui gardez parmi nos morales disettes

Le pur et saint froment de l'honneur coulumicr.

'AP.LER MATIIURIN

l.ps niathurins ont une langue Où le verbe n'est point prison.

L'image y scintille à foison, Or vierge clans sa rude gangue.

Le vent fraicliit. La l)ar(|uc langue.

L'onde est vert-tendre. A l'horizon Chaque flot porte une toison.

Peigne/, ça, marchands de harangue !

Toi, simple pùcheur de harengs, C'est d'un seul mot (|uc lu le rends.

Tu dis que la vague moulonne.

Kt l'on voit, mieux «|u'avcc nos \crs.

Ces points clairs sur fond monotone.

t;es blancs lroupeau\ tU\u< ces prrs \

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