DE RETOUR
l.e temiis que j'ai passé sur tes llols, nier jolie. Reste cher à mon cœur comme son meilleur temps. Je ne l'ouljlierai pas, quand Je vivrais cent ans. El la douceur en moi n'en peut Olrc abolie.
Ta tristesse fut tendre à ma mélancolie, Ton amertume saine à mes vœux mal portants, Et c'est toujours ta voix sereine que j'entends Uuand revient ma raison gourmander ma folie.
Je n'ai pas tout redit de tes bonnes chansons.
Car aux mailles des mots comment garder leurs sons
Et filtrer à travers des phrases leur mystère?
Puis nous avons, sous les astres pour seuls témoins. Echangé des secrets dont il vaut mieux se taire. N'est-ce pas ce qu'on sent le plus qu'on liil le moins ?
POST-SCniPTU.M
Non, les cliansons ilii vont cl les chansons des vagues A qui sait leur ouvrir son cœur, ne sont pas vagues -. Celle mer impassible, elle connaît l'émoi ; Elle plaint, cl console, cl guérit, maternelle ; Elle fait pour tous ceuv qui s'épanchent en elle Ce qu'elle a fait pour moi ;
Mais il ne sied pas, fûl-cc en confidences vagues, Oue soil |)roslilué ce que m'onl dil les vagues Ni ce que je leur ai conté dans mon émoi ; El les plus doux accents de la mer maternelle. Et les pleurs les plus fous que j'ai versés en elle. Je les garde pour moi.
LES GRANDES CHANSONS
, E s GRANDES C H A N S t ) N ?
LA VIEILI.F.
Ah ! là vieille, la vieille, la vieille. Qui croyait avoir quinze ans !
Elle est plus vicillo que la lerro.
Elle a le corps flasque el flollanl.
Elle râle. C'est un mystère, OuY'Iant pareille, on l'aime autant.