‹ La merChapitre 73 sur 77 · LES GRANDES C II A N S 0 N S · texte numérisé non relu

LES GRANDES C II A N S 0 N S

Doue, ne crevons pas nos |ioilriiio~.

Ne risquons |ias les cabanons.

Et gardez, ô piaules marines.

Le noms vains que uous vous donnons.

Mais qu'au moins, veul' de mes chimères

Je vous puisse appeler nos mères,

ruis(|ue c'est le plus beau des noms.

Et |)uisque mon cœur qui s'affale

N'ose point l'ode Iriomplialc

.\ tonitruante rafale

Uc cuivres et de tj nipanons '.

LA GLUlUli DE L EAL

hc Irlcrucllc Isis les soins iii6|iuist''s Offrent toujours leur lait magique à nos baisers. Les poètes d'antan ne cherchaient sur les grèves Ou' un mî'lancolieux promenoir pour leurs rêves, Un d-cho résonnant à leui-s propres sanglots. Ceux de l'heure présente j cherchent des tableaun. Mais pour lous ces râclcurs de Ijre ou de palette l.a nier n'est qu'un miroir où leur moi se reflôle. D'autres oiseaux, a dit Heine, d'autres chansons I .\ussi nous, les rimeurs de demain, nous pensons Que laNaliu-e a sa figure pei-sonnelle, Ou'il ne faut pas toujours nous admirer en elle. El qu'à la contempler sans nous voir au travers On peut trouver profil et plaisir et beaux vers. Nous voulons néiiélrer les effets et les causes.

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Suivre les éléments dans leurs mélcmpsj choses

Sous les ôtres divers qu'ils font et qu'ils défont.

La surface nous plait, mais plus encor le fond.

El laissant les rêveurs aboyer aux étoiles.

Laissant les descriptifs colorier leurs toiles,

Nous estimons que pour chanter ce tout vivant

C'est peu d'être poète, il faut être savant.

C'est ainsi que pensaient d'ailleurs aux premiers âges

Nos a'i'eux, à la fois des chantres et des sages,

Poètes, certes, mais philosophes aussi,

Vjasa, Valmiki dans l'Iude, Firdousi

Dans la Perse, Hésiode, Orphée, Homère en Grèce.

Kt parmi les Latins Virgile après Lucrèce.

De la science obscure ils mettaient les secrets

Dans leurs vers ciselés en précieux coffrets.

Tout resplendissants d'or, tout parfumés d'essences.

Le rhythnie est le meilleur gardien des connaissances.

Kt peut-être qu'un jour d'autres humanités,

En fouillant les débris qui furent nos cités,

Ne sauront le Credo dont notre âge s'honore

Hue par quelque poème à la rime sonore.

Je suis un songe-creux ? Peut-être. En attendant,

.Mes frères, travaillons dans cet espoir ardent.

Ne nous attardons pas aux phrases [)Our les i)hrases.

Oui, diamants, rubis, saphirs et clirysoprases,

Emplojons-les pour en illuminer les mots,

Kt que nos vers soient des joyaux, soient des émaux.

Soient des flacons brodés d'arabesques fleuries ;

Mais dans ces lieaux flacons aux flancs de pierreries

Versons, comme faisaicut les sages nos aïeux.

Lu Mil |iiir iiui,|(lus lanl ilcvicnnc <lu vin vieux.

Kl puisse aux tcnips futurs, si nous en sommes digML-s.

Tcmoigucr du bouquel qu'eut le sang île nos vignes.

Bt'ni soit le gouffre amer

De la mer !

Louange à la vase immoiule Uu'clle fut au jour [ircmicr.

Saint fumier D'où sort en fleurs notre monde

Loiigtenii>s le globe avait dû,

Bloc fondu Gros de vapeurs et d'cflluves.

N'avoii' pour forme et pow but

Oue le rut Des Elnas et des Vésuvcs.

Longtemps 1 orbe aérien

>'e fut rien Sur ces laves refroidies Ou'un las de gaz allumé

Consumé l'ar SCS propres incendie;

LES GRANDES CHANSONS

Soiil lo niini'ral poiivail.

F'oiir dipvol Où rppospr i son aiso, l'rpiidrc ces di'-hris craquants

Dp volcans A riialcinc de lournaisp.

Seuls, liuvani l'air suK'uroux

l-"all |)our PUS, I,ps rocs nionslrupux ol cliauvps .Moniralput dans ces pnlonnoirs

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