I-piirs npz noirs Connue dps uiuRps do fauvps
Mais sous Ips feux d('\ orai
Aux (oiipuls Dp fracas cl d'piiouvaidc.
Ni- jiouvail s'oriîauispr
l'iiilin. deux u'a/ <-n un point
(lut rejoint Leur Iralprin-llp accordaure.
Kl dans cps lirnuillanls ili< \<
l'ai' son poiils Voici j'pau cjiii ■.!' condcn-ii'.
C'csl un nuage flottant
Uui sï-tend.
L'alinosphc^rc se contraclo Puis, d'un flux torrentiel,
Choit du ciel Une averse en cataracte.
Longleni|)S, longlcnii)s, au touelior
Du rocher l'iein de feu dans chaque pore, I/cau qui tombe, au même instant
Remontant, En jioussiùre s"i'vai)orc.
Mais, en remontant aussi.
Épaissi Son corps se reforme en nue, El du vaste rc^servoir
A pleuvoir Sans trêve elle continue.
Longtemps, longtemps, très longten)[i<
Combattants Aux renaissantes menaces, l.'eau i)lus forte i)eu à peu
El le feu l.ullèrent ainsi, tenaces.
LES GRANDES CHANSONS
Mais le brûlant séraphin
Dut enfin Éteindre les étincelles De ses rouges étendards
Sous les dards De l'archange aux l'roiiles ailes ;
Kl l'archange, se couchant
Sur ce champ De victoire et de bataille.
De son corps fluide emplit
Ce grand lit, t> srand lit l'ait ;"i sa laille.
C'est lu iiici-, la Hier sans bord.
IJui d'abord Kocouvrit toute la terre.
L'onde aux flots universels
Où les sels S'accouplaient dans le nijsiérc
C'est au fond de ce creuset
Une cuisait Ku bouilloinicments funèbre L'èlre inconscieid encor
De l'essor Sous un cliaos de léii("'l>i'es.
Parmi Ips df'bris fiimanls
])'.'-l<''nieiils Amaiffamés par la flanimp.
Aux alonics qu'elle unil
Dans son nid CVsl elle qni donna rânic
C'est en elle, dans ses (lois
Qu'esl éclos L'amour commençant son Par l'obscur proloplasma
Qui forma La cellule el la montre.
Béni soil le goufl're amer
De la mer !
Louange à la vase immonde Qu'elle fui au jour premier,
Saint fumier D'où sort en fleurs notre monde!
Comment dans celte vase aux clapotements mous Où les derniers volcans soulevaient des remous. Comment sous l'action et les forces amies Du soleil, des fov ers souterrains, des chimies.
LES GRANDES CHANSONS 2i'
Du temps, commont a pu s'opc^rrr en un point
ii(>ltp genèse, c'est ce que l'on ne sait point.
Iles corps simples à la cellule, à la nionère,
l'ar quels chemins passa la substance ternaire.
l'uis quaternaire, pour s'alliuminoïder
VA s'aorr<''ger, vivante, on n'en peut décider.