XVI INTRODUCTION
séparés devant les Russes. Du côtéduSpitzberg,la muraille de glate était de dix degrés plus rapprochée du pôle que vers le détroit de Behring, mais elle s'y montrait tout aussi infranchissable. Enfin les voyages de Hearne et de Mackenzie avaient démontré que l'Amérique du nord était toute continentale, depuis la baie de Hudson jusqu'à l'Océan Pacifique et aux eaux glaciales du pôle nord. Rien de nouveau n'ayant été fait ni vu dans la mer de BafEn, on en était de ce côté resté aux connaissances publiées par le xvii« siècle.
Voilà où l'Europe en était lorsqu'éclata la révolution française qui arrêta ces recherches, comme elles Tâvaient été déjà par les autres guerres gigantesques qui avaient occupé les trois quarts du xvii« siècle. Elles ne recommencèrent que quand la paix fut rétablie, et elles donnèrent lieu d'abord à trois voyages remarquables, ceux du Russe Kotzebue, du Danois Henderson et de l'Anglais Franklin.
Kotzebue, dans le premier voyage qu'en qualité de commandant il fit autour du monde, de i8i5 a 1818 pénétra dans le détroit de Behring, Tétudia mieux qu'il ne l'avait encore été et découvrit au nord du cap de Prince de Galles le golfe qui porte son nom.
Henderson est, dit-on, le premier qui ait vu la Polynie ou Mer Libre que les cartes de MM. Hayes et Lambert mettent au nord des îles Liakhoff.
Franklin, recommençant les voyages de Hearne et de Mackenzie, descendit deux fois versTOcéan Glacial,