XVIII INTRODUCTION
La navigation dans ces parages ne lui parut possible qu'à la condition de profiter des passages qui s'ouvrent occasionnellement entre la terre et la glace, d'oti il concluait, pour cette navigation , à la nécessité de longer continûment un littoral. De 1821 à 1823, il découvrit Tarchipel Parry et proclama l'existence d'une mer libre dans le détroit de Wellington, tout près de Tendroit oîi Belcher devait, trente ans plus tard^ être pris dans les glaces. En 1825, il suivit la côte depuis le cap des Glaces jusqu'à Tembouchure de la Mackenzie. Alors, ayant quatre fois échoué dans ses essais de découvrir le passage du nord-ouest, il se rendit au Spitzberg, en 1827, pour se lancer sur la plaine glaciale qu'avait cru voir Phips. Avec l'aide de ses bateaux-traîneaux, il arriva au 82* 46 ' ; d'autres disent au 84* parallèle ; mais en même temps il était parvenu à une vaste mer libre où flottaient à peine quelques gla- ^ons isolés, et depuis quelques jours il s'était aperçu que son champ de glace dérivait vers le sud plus rapidement que lui et ses gens ne marchaient vers le nord. Parry rebroussa donc chemin. La glace se brisa sous iuiy le laissant à la dérive du courant sur la mer libre, et il se hâta de rentrer dans son navire après une. absence de soixante et un jours. La banquise vue par Phips au nord du Spitzberg pouvait donc n'être qu'une ceinture relativement peu large.
De 1 820a 1 824, l'amiral russe Wrangell, alors simple lieutenant, marcha pendant quarante-six jours sur la