INTRODUCTION IX
Le XVI* siècle était donc parvenu dans Touest entre la meta incognita de Frobisher et le Groenland danois au 72*^ parallèle ; dans Test, il avait reconou l'île de Waïgatch et la Nouvelle Zemble qui atteint le 78*^ et, dans le nord, en visitant le Spitzberg, il croyait avoir navigué jusqu^au 84*, mais avait certainement dépassé le 8o«. Enfin il se terminait par l'observation et par la preuve, que nous venons de citer, de l'adoucissement de la température dans une certaine partie des mers polaires.
Le siècle qui le suivit fut plus stérile en tentatives arctiques.
Il s'ouvre par une revendication du Danemark qui se rappelait, un peu tard, qu'au xi* siècle il avait dominé dans ces parages. L'amiral Lindenau visita la côte orientale du Groenland, descendit au nord jusqu'au 69* parallèle et remarqua, dans le détroit de Davis, l'existence de deux courants dont l'un portait au nord et l'autre au sud.
Presque à la même époque, l'Angleterre mettait sous les ordres de Henry Hudson trois expéditions pour chercher le passage septentrional à la ipis par le pôle, par le nord-est et par le nord-ouest. Hudson ne put pas franchir les mers du Spitzberg, bien qu'on ait aussi prétendu de lui qu'il avait, sur son navire, été au-delà du 8i« parallèle; il ne réussit pas mieux vers le nord-est, et, reprenant la direction opposée, il passait près de l'Islande, louvoyait en vue du Groenland