X INTRODUCTION
du 70* au 59*, apercevait le Labrador, puis s^enfonçaît dans le détroit qui porte son nom et où il mourait, abandonné par son équipage mutiné, en 16 11.
La ténacité anglaise fit reprendre cette route par Th. Bulton en 16 12 et, en 161 5, par Bylot, qui attei* gnit 65<> 25', dans le détroit de Davis.
Dès Tannée suivante, Bylot y retournait avec W. Baffin pour pilote. C'est alors qu'il découvrit le golfe des Cornes (Hom-sound) et la baie de la Baleine (Whale-sound), très-voisine de l'anse à laquelle Hayes devait, deux siècles plus tard, imposer le nom de Port Foulke. Il vit le détroit de Lancastre, et en un mot parcourut à peu près entièrement la mer que la postérité appelle la mer de Baffin.
Ce très-important voyage termina les explorations du xvu* siècle. Le découragement causé par l'échec d'espérances si persévérantes est-il une des causes de ce long temps d'arrêt? C'est possible; mais il £aut se souvenir que, d'une part, l'Angleterre entrait dans sa période révolutionnaire et que, de l'autre, l'Europe, en 161 8, ouvrait cette interminable série de guerres qui^ commencée par celle de Trente Ans, avec la défenestration de Prague, ne.se termina, avec les traités d'Utrecht (1713), que par celle de la Succession d'Espagne.
En somme, le xvu* siècle n'avait fait de progrès réels que ceux qu'il devait à Bylot et à Baffin, parvenus au détroit de Lancastre et à l'entrée du détroit de Smith. Le xviu* en fera-t-il plus?