‹ La mer libre du poleChapitre 5 sur 34 · INTRODUCTION XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XI

Non; pas précisément; de ce côté du moins, et en naviguant.

Une nouvelle nation prend alors sa part de ces re^ cherches : la nation russe, tirée de la barbarie par ses grands souverains, qui la violentent mais qui la pous^ sent au niveau de ses devancières. Elle était appelée évidemment, par l'habitude de ces climats, par sa légitime ambition et par sa situation géographique, à s'en occuper avec beaucoup de chances de succès et un intérêt personnel bien facile à comprendre.

Le Danois Behring, au service du tzar Pierre-le- Grand, s'il ne franchit pas le détroit auquel on a donné son nom, acquit du moins la conviction^ en 1728, que l'Asie était séparée de l'Amérique.

Morovieff, parti d'Arkhangel, sortit de la Mer Blanche en 1734, traversa l'année suivante le détroit de Walgatch, mais ne réussit pas à doubler le cap qui sépare la mer de Kara et le golfe de l'Obi. SchurakofT pénétra du même côté dans ce golfe en 1788, tandis que Koskeleff et Offzin en sortaient et réussissaient à entrer dans l'Ienisseï; mais Menin, qui voulut partir de rienisséi pour arriver à la Lena, ne put trouver aucun passage dans les glaces,- et Ton sait dans quels héroïques efforts s'est, plus tard, épuisé vainement le lieutenant Prondtschikoff pour doubler le Severovostochnoï. Cependant, dès 1735, Routshiftcheff avait déjà au rebours voulu partir de la Lena pour aller à rienissé!; l'arânée suivante, ii était entré dans TAna-

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