XII INTRODUCTION
bara, avait remonté le gollfe de Khathangha et, après avoir doublé le Severovostocbnoï, était entré dans le golfe de Taîmour; mais il fut forcé de revenir sur sa route antérieure.
L'ensemble de ces voyages, s'il n'établissait pas Futilité pratique et commerciale des découvertes, avait du moins fait à peu près connaîtrele littoral depuis la Lena jusqu'à la Mer Blanche. Quant à Test de la Lena, jusqu'à la Kolyma, le passage semble rester praticable l'été. Est-ce parce qu'il est couvert au nord par les îles Liakhoff, qui arrêteraient les glaces polaires? L'hypothèse n'a aucune certitude.
Dans la seconde moitié du siècle, SchalaurofF, de 176 1 à 1763, parvint en effet, en longeant la banquise, <ie la Lena à la Kolyma, et si, comme on le croit, il périt massacré avec son équipage par les Tchoukchis du golfe de l'Anadyr, il avait en fait réussi à passer de rOcéan Glacial dans la mer de Behring.
C'est l'époque même où Synd venant du sud reconnaissait, au centre du détroit de Behring, entre le cap Oriental d'Asie et le cap du Prince de Galles en Ainérique, les îles de Saint-Diomède.
Quant aux Liakhoff que nous indiquions tout à l'heure, elles ne furent connues que quelques années plus tard, de 1770 à 1775, lorsque la curiosité y mena le hardi chasseur dont elles ont retenu le nom. Celuici d'abord s'y rendit en passant la mer dans son trai^ neau. Il put ensuite naviguer au nord de ces iles par