INTRODUCTION XIII
76® de latitude boréale et y trouva Teau fort salée, avec un courant venant de Test. Ces plages étaient alors couvertes de bois flotté, et File de Kotelnoï, Tune d'elles, avait conservé en grandes quantités des restes de mammouths et d'autres animaux antérieurs aux temps historiques.
Le siècle se termine pour les Russes par le voyage de Billings qui, reprenant la route de Schalauroff, à Textrémité la plus orientale qui en fût certainement connue, partit de la Kolyma et cingla vers le nord-est en essayant de descendre vers le pôle, mais toujours repoussé vers le continent. L*eau marine resta douce jusqu'à la pointe Barrow, sur la côte américaine, où elle redevint complètement salée quand les vents soufflaient du nord-est. On y voyait des phoques et des baleines, et Billings rentra dans la Kolyma persuadé qu'il avait été jusqu'à l'entrée d'une communication avec l'Atlantique.
On le voit, la part des découvertes dues aux Russes fut alorp considérable. Ils avaient fait connaître au monde savant tout le littoral septentrional de l'Asie et le détroit de Behring.
Leurs seuls rivaux dans ces parages sont, à cette époque^ les Anglais, dont les voyages généralement accomplis à pied ou en traîneau appartiennent à la seconde moitié du xviii« siècle. Les plus remarquables sont ceux de Hearne et de Mackenzie. Le premier, voyageant pour le compte de la Compagnie de la baie