CHAPITRE PREMIER
Bienfaits de tout ordre pour la vie présente, — La dévotion à la Sainte Vier^ai^e signe et gage de prédestination. — Comment elle l'est et dans quelle mesure? — Questions spéciales sur le Scapulaire du Mont-Garmel et sur la promesse de salut faite pour qui le porte au moment de la mort.
I. — La dévotion envers la Sainte Vierge, c'est-àdire, une volonté prompte de lui rendre le culte de vénération, de prière et d'amour qu'elle mérite est, dans une certaine mesure, de nécessité de moyen pour arriver au salut; plus nécessaire encore pour monter à la perfection surnaturelle, à la sainteté. Une autre question vient se poser naturellement à la suite de celte constatation. Quelle est l'utilité, quels sont les fruits de la même dévotion? On peut déjà regarder la question comme résolue : car si le culte de la bienheureuse Vierge est de telle importance pour ses enfants, c'est principalement à cause des avantages inestimables qu'il leur procure. Toutefois il ne suffit pas d'une réponse si générale. Les auteurs qui ont écrit sur ce sujet ne se lassent pas de redire à leurs lecteurs tout
ce qu'un fidèle serviteur de la Reine du ciel peut attendre de sa tout amoureuse et puissante protection, dans quelque état qu'il se trouve.
Entrer dans le détail de ces faveurs serait la matière d'un gros livre. Nous nous bornerons aux points principaux, étudiant par ordre quels avantages la dévotion à Marie procure aux hommes, soit dans l'état présent de la ooie, soit après que la mort les en a retirés.
Commençons par ce qui nous touche de plus près, c'est-à-dire, par les biens qu'apporte avec elle, pendant les jours de notre pèlerinage terrestre, la dévction à la Mère de Dieu, notre mère à tous. J'en résumerai le plus grand nombre en quelques phrases, pour m'attacher plus longuement à ce fruit d'un intérêt universel et fondamental, exprimé dans la formule si souvent répétée: la dévotion à la Sainte Vierge est un gage de salut, la marque des prédestinés.
Quand donc vous demandez ce qui revient aux serviteurs de Marie du culte et des hommages qu'ils lui rendent, docteurs et Saints vous répondent d'une voix unanime : tous les biens. Parmi ces biens, les uns se rapportent spécialement aux nécessités du corps, aux avantages de la vie présente : ce sont les biens naturels, santé, guérison dans les maladies, délivrance dans les dangers, réussite dans les affaires, succès dans l'acquisition des sciences, et mille autres semblables. Ceux-là vont directement au perfectionnement de l'être spirituel, je veux dire à ce qui forme, conserve, développe et consomme en nous l'enfant de Dieu, l'héritier du ciel.
C'est de ces derniers surtout que la bienheureuse Vierge est prodigue à l'égard de ceux qui l'honorent
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el qui la prient, parce qu'ils sont les biens véritables, dignes d'être désirés pour eux-mêmes. Quant aux au'^ très, elle est une mère trop sainte, trop sage et trop bonne pour les donner indifféremment à qui les lui demande. Avant d'ouvrir le trésor où ils sont renfermés, elle veut savoir s'il est expédient pour nous de les recevoir. Ce n'est donc pas rebuter les prières que de nous refuser parfois ces sortes de biens; tout au contraire, c'est les exaucer d'une manière conforme à sa qualité de médiatrice et de mère. Demandez et vous recevrez : c'était la parole adressée par le Seigneur à ses disciples. L'expérience des siècles est là pour attester que la bienheureuse Vierge a le droit, elle aussi, de la répéter à ses serviteurs; et si le ciel pouvait s'ouvrir sur nos têtes, nous entendrions l'armée des élus nous affirmer de la dévotion à Marie ce que l'Ecriture a dit de la Sagesse : « Tous les biens me sont venus par elle » (i)
IL — Dans le chapitre précédent, le culte, et surtout le culte de prière envers la bienheureuse Vierge, nous apparaissait comme étant, dans un sens très vérible, une note négative de salut pour les hommes. Estil permis d'ajouter de cette même dévotion qu'elle
(i) A qui voudrait se former une idée des grâces temporelles, obtenues par la dévotion à la Mère de Dieu, je conseillerais de lire la Triple couronne du Père Poiré (Traité III, c. 5); Maria Deipara Thronus Dei du P. Spinelli (c. 36), le Serviteur de la Vierge du P. Honorât Nicquet (L. 1, c. 4); ou, s'il l'aime mieux, de parcourir les homélies des Pères : car il n'est aucune faveur temporelle qu'ils ne lui demandent. Mais à quoi bon consulter les monuments du temps passé? N'avonsnous pas, au milieu de nous, les sanctuaires de Marie qui nous disenl plus éioquemment que tous les livres, avec quelle largesse elle daigné répondre à nos supplications, toutes les fois que la gloire de son Fils et l'utilité spirituelle des suppliants ne l'engagent pas à échanger contre d'autres grâces les dons temporels qu'ils réclament de sa maternelle bonté.
constitue par elle-même une note positive de salut; en d'autres termes et pour me servir des expressions communément employées dans cette matière, peut-on dire qu'être dévot à la Sainte Vierge, c'est porter, dès cette vie, le caractère, le signe et la marque des prédestinés? Grande question qui ne saurait nous laisser indifférents, si nous avons quelque souci de nos destinées éternelles.
Quel problème capital, en effet, que celui-ci : seraije du nombre des élus de Dieu, oudois-je partager un jour le sort des malheureux qu'il repoussera loin de sa face? Des saints même et de grands saints ne pouvaient, sans trembler, en envisager la solution. Entendez plutôt saint Bernard commentant le texte de l'Ecclésiastique : « Personnene sait s'il est digne d'amour ou de haine » (i). « Oh! les terribles paroles, et qu'elles sont capables de jeter le trouble dans les consciences les plus assurées. Oui, je l'avoue, chaque fois que je suis tombé sur ce passage, j'ai été pris d'épouvante à cette pensée : qui peut savoir s'il mérite ou l'amour ou la haine », s'il sera damné ou sauvé (2). Quand saint Bernard tremble, lui ce grand serviteur de Dieu, illustre par sa vie, par sa doctrine, par ses miracles, comme le qualifie le Martyrologe romain ; lui, le Père des moines, brillante étoile au firmament de l'Eglise, comme il est encore appelé par les souverains Pontifes; comment nous, si lâches au service de la divine majesté, si chargés de fautes et si pauvres en mérites, n'avons-nous passujet de craindre en présence d'une si redoutable alternative, et ne chercherions-
(i) Eccl., IX, I .
(2) S. Bernard., serin. 23 super Canl , n. 12, P. L. clxxxiu, p. 891.
cil. I. BIENFAITS P0U1\ LA VIE PRESENTE 276
nous pas quelque marque de notre béatitude future, quelque préjugé de notre prédestination, qui relève notre confiance, et nous préserve des anxiétés excessives où celte incertitude est de nature à nous précipiter?
Or, une des marques les plus encourageantes, un des préjugés les plus solides est la dévotion envers la glorieuse Vierge, Mère de Dieu. Et cela, je ne le dis pas de moi-même : c'est une doctrine devenue comme un lieu commun dans les ouvrages et chez les auteurs qui, depuis des siècles, ont écrit sur la dévotion à la Vierge bénie. Elle est passée dans le sens chrétien; témoignage et garantie de sa vérité. Pour en fournir la preuve, il suffirait presque d'énumérer tous les livres où on la trouve expressément enseignée : car, à l'exception des œuvres plus ou moins viciées par l'esprit du Jansénisme, il n'en est pas qui la rejettent; et c'est ce dont le lecteur pourra s'assurer par lui-même, en fouillant les bibliothèques. Ainsi pensent les Saints; ainsi, les théologiens; ainsi, nos auteurs ascétiques; et tous souscriraient de grand cœur, au moins quant à la substance, à cette proposition de celui qui fut à la fois un grand saint, un grand théologien et un grand maître en ascétisme, saint Alphonse de Liguori : « Il est impossible qu'un serviteur de Marie se damne, pourvu qu'il la serve fidèlement et se recommande à sa maternelle protection » (i).
(i) Saint Alph. de Liguori, Gloires de Marie. P. i, c. 8,| i.
Voyez, par exemple : Vega, Theoloçfia Mariana, Palaestra 29, certain. 5, n. 1782, et Palest. prooem., cert. 9; Benedict. Plazza, Vindiciae Dévot., etc. P. 11, c. 7, n. 57, sqq. ; Etienne Binet, De la dévotion à la glorieuse Vierge, Mère de Dieu, vrai/e marque de prédestination (Paris 1619); Paul de Barry, le Paradis ouvert à P/iilagie. Au lecteur; Recupitus, Tractât, de signis praedestinat. ; Tlieophyl. fiaynaud, Sca-
Or, cette doctrine ils ne la donnent pas seulement comme une pieuse croyance assez récente d'invention, plus fondée sur le sentiment que sur des raisons convaincantes; ils ont la prétention de l'appuyer sur l'autorité de l'Eglise, des Pères et des Saints.
J'ai dit : sur l'autorilé de l'Église. En effet, l'Eg-lise, dans ses chants liturgiques, applique à Marie des textes de nos saints Livres, d'où cette croyance peut être aisément déduite, une fois qu'ils sont entendus de la Mère de Dieu. Tels sont, par exemple, ces passages suivants et d'autres semblables: « Moi, j'aime ceux qui m'aiment; et qui me cherche dès le matin, me trouvera... Mes fruits sont meilleurs que l'or et
pularea Marian . illast. et defensum.F. i, c. 7 fOpp., t. VII, p. 270, stjq..; Cornel. a Lapide, Commeiil. in Eccli. XXIV, i3 et XXIV, 3o; Houoral Nicquet, h Serviteur de la Vierge (Rouen, 1677), L. i, ch. 10, p. i35suiv.: Mendoça, Viridarium iitriusque eruditionis,Prob[ema. Il), a. 52, 53, (éd. Lugd ): Jean Crassel, La véritable dévotion envers lu très Sainte Vierge établie et défendue, P. i, Tr. 1, q. 6 : Labala, Apparatus, l. II, aux mots : Mariae intercessio ; Antoine Boissieu, le Cnrétien prédestiné par la dévotion à Marie ; J.-B. Posarel, Corona SteUarum XII, sive de Ejocellentia Vir//iuis duodenaria, h. i, c. 3; J.-F. Velasquez, de Maria advocata nostra, L v, adnot. i et 2; P.- Ant. Spiuelli, Maria Deipara Tkronus Dei, c. 34- d- '8, sqq. ; Paolo Segneri, // divoto di Maria Virijine, P. i, c. 7; Hipp Pradié, la Vierge Maris, corédeinptrice du genre humain, L. vi, c. 6; F. Poiré, la Triple couronne de la Mère de Dieu; le vénér. P. de la Coiombière, exorde d'un sermon sur le Rosaire, prêché a Lyon, dans l'église des Carmes.
Tous ces auteurs, et d'autres en ïrrand nombre, apparliennent à la Compagnie de Jésus. Eu dehors d'elle, soit dans les Ordres religieux, soit ailleurs, c'est la même persuasion : témoins Angel. Paciuchelli O. P , Ejccitationes dormitantis animae circa... Antiph. Salve Regina, Excit 5, n. g et 12 ; P. Robert., Eremit. Camald., l'Amer di Maria, p. 356, etc.: Guillaume Gibieuf, Orat., De la vie et des grandeurs de la très SainteVierge Marie Mère de Dieu, ch. 21; Pelbart. de Temeswar, Stellarium corone benedicteV. J/a/v'e (Colon., i5o6). P. 11, a, i; Petitalût, Z,a Vierge Mère d'après la Théologie, ch. 21; J.-B. Novalus, cl. reg. minist. infirm., de Emim-ntin Deip. V. M., c. 12, q. 8. t. n, p.4o3; Abelly, Sentiments des SS. PP. ..touchant les Excellences delà r. S. V. M. Mère de Dieu, Eclaircissement de quelques difficultés sur les éloges que les SS, Pères ont donnés à la B. Vierge, 3» difficulté; le Oienh. Grignion de Montfort Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, P. i, § i, n. 2, p. 26. Voir encore parmi les modernes Mgr L. A. Pavy,du Culte de la Très Sainte Vcerga (l'avis, Repos; P. m,c.5.
que toute pierre précieuse, et mes produits valent mieux que l'argent éprouvé. Je marche dans les voies de la justice... pour enrichir ceux qui m'aiment et remplir leurs trésors » (r). Aimer la sainte Vierge, c'est donc être aimé d'elle; et posséder son amour, c'est être riche des biens delag-râce. Cela même, qu'estce autre chose qu'un gage de salut pour les dévots de la Vierge? Conséquence d'autant plus frappante que le même texte fait dire encore à Marie : « Bienheureux l'homme qui m'écoute, veille chaque jour à l'entrée de ma demeure et se tient en observation près de ma porte. Celui qui me trouve, trouvera la vie, et puisera le salut dans le Seigneur » (2). Et ailleurs : « Celui qui m'a créée s'est reposé dans mon tabernacle. Et il m'a dit : Habite dans Jacob, et en Israël place ton héritage ; et au milieu de mes élus étends tes racines... Et j'ai pris racine dans le peuple honoré de Dieu, et dans la part de Dieu, laquelle est son héritage; et ma demeure est dans l'assemblée entière des Saints... Oui m'écoute ne sera pas confondu; qui me glorifie possédera la vie éternelle » (3).
Certes, au sens littéral, c'est de la Sagesse éternelle et non de la Vierge Marie que le Saint Esprit parlait dans ces textes. Mais puisque TÉglise les a si souvent employés pour exalter celle que nous appelons avec elle la Mère de la divine Sagesse, il faut bien qu'ils expriment au moins par analogie ce que Dieu l'a faite en elle-même et pour nous. Or, encore une fois, de telles paroles, mises sur les lèvres de Marie, ne répondraient pas à leur signitication naturelle, s'il n'y avait
(1) Ego diligentes me diligo... Prov., viii, 17-23.
(2) Prov, , viii, 34-35.
(3) Eccli., XXIV, 12, sqq.
pas un enchaînement le plus étroit entre son culte et la prédestination (i).
J'ai dit encore : l'autorité des Pères et des Saints. C'est, en effet, ce que signifient nombre de prières adressées par eux à la très douce Mère de Dieu. « O Marie, lui disait saint Anselme, je vous en conjure par la grâce que le Seigneur vous a faite d'être avec vous et vous avec lui, accordez-moi, suivant cette même grâce et par elle... que votre amour soit toujours avec moi, et le soin de mon âme toujours avec vous... De même, en effet, ô très heureuse Vierge, qu'il périra nécessairement celui qui s'éloigne de vous et que vous abandonnez, ainsi est-il impossible que celui-là périsse qui se tourne vers vous et que vous prenez sous votre garde » (2).
Et encore : « Vierge singulière, Vierge souveraine et perpétuelle^ vous qui seule êtes mère et vierge, sainte Marie... je vous demande, bien que j'en 'sois indigne, une seule chose, au nom de votre bien-aimé Fils. Donnez à ce misérable que je suis un continuel et perpétuel souvenir de votre très doux nom. Qu'il soit le très suave et délicieux aliment de mon âme. Qu'il me soit présent dans les périls, présent dans mes angoisses, présent au commencement de toutes mes joies. Si, par la grâce de Dieu et par votre bonté, je mérite d'obtenir cette faveur, non, certainement, je ne crains pas de périr à tout jamais. Toujours et votre grâce et votre miséricorde seront là pour me protéger. Et quand je serais submergé dans les abimcs de l'en-
(i) Cf. Gornel. L. Lapide, in Proverb. et Eccli., II. citt.
(2) « Sicut enim, o Bealissima, omnis a te aversus ela le despectus necesse est ut intcreat, ita omnis ad te conversiis et a (e respectus impossibile est utpereat ». S. Anseloi,, Orat. 62, V. L. clviii, 906.
Ter, vous viendriez m'y chercher et m'en retirer pour me rendre à votre Fils, Jésus-Christ Notre Seig-neur, qui m'a racheté et lavé dans son divin sang » (i).
Est-ce donc chose si étonnante que cette confiance et cette assurance? « La Mère de Dieu est notre mère; la mère de Celui en qui est tout notre espoir, et que seul nous devons craindre, est notre mère; la mère, dis-je, de Celui qui seul et sauve et condamne est noti'e mère » (2). Conçoit-on qu'étant ce qu'elle est elle puisse rejeter un enfant malheureux et coupable qui l'implore, ou que sa propre prière ne soit pas exaucée, quand elle veut le pousser repentant entre les bras de Jésus? Or cela même, n'est-ce pas un gage de salut pour le pécheur le plus désespéré qui l'invoque? C'est pourquoi Eadmer, instruit à l'école du glo rieux pontife de Cantorbéry, ne craignait pas d'écrire en son livre de r Excellence de la B. Vierge : « Avoii" au moins reçu la grâce de penser souvent et doucement à Marie, c'est, je le crois, un grand signe qu'on méritera le salut » (3). C'est aussi la raison pour laquelle saint Antonin de Florence cite en les approuvant ces paroles du bienheureux Anselme : « 11 est nécessaire que ceux-là soient justifiés et glorifiés vers qui la divine Vierge aura tourné les yeux, pour qui elle aura prié » (4). Or, si cette mère de miséricorde intercède pour ceux-là même qui la négligent, comment la prière serait-elle muette sur ses lèvres, quand elle entend l'humble appel de ses enfants?
Ces textes des saints archevêques de Florence et de
(1) Idem, Orat. 49 Ibid., 948.
(2) Idem, orat. 02, ibid., 907.
(3) Eadmer., de Excellentia B. V. M., c. 4- P. L. eux, 566.
(4) S. Aalonin Arch. Florent. Summae. P. iv, lit. i5, c.i4. 1 7-
Cantorbéry sont connus. On pourrait en citer une infinité d'autres qui le sont moins. Tel est, par exemple, ce court commentaire de la Biblia Mariana sur les paroles d'Isaïe: Lève les yeux autour de toi et reg-arde (i). « D'où il suit que quiconque, ô ma mère, ne vous aura pas honoré, périra. La Glose ajoute : au jour du jugement. Comme si elle disait : donc, ceuxlà ne périront pas qui vous auront servie » (2). Telle encore cette exclamation d'Adam de Perseig-ne: « Qui persévère dans votre amour ne périra jamais » (3). Telle aussi la strophe suivante d'un hymne à la Vierg'e composé par le bienheureux Hermann : « Réjouissezvous, fontaine que rien ne dessèche. — Oh! que vous clés douce à ceux qui vous boivent. — En vérité, qui vous cherche ne saurait périr » (4).
« Non, l'humble et zélé serviteur de Marie ne se per-