‹ La Mère de Dieu et la mère des hommes (volume 3)Chapitre 50 sur 81 · CH. I. UNIVERSALITÉ DE LEUR CULTE · texte numérisé non relu

CH. I. UNIVERSALITÉ DE LEUR CULTE

chrétiens sait môme en inventer qui furent inconnues aux siècles antérieurs. Tels, le mois de Marie, par exemple, et le mois du Rosaire.

Oui, j'ose le dire, notre mère du ciel n'est pas moins universellement honorée de notre temps qu'elle le fut aux plus beaux jours des anciens âges. Jamais plus [)ieux et plus enthousiastes pèlerinag"es ; jamais plus nombreux sanctuaires érigés à la louange Je Marie ; jamais foules plus empressées courant à ses autels. Jamais, non plus, Marie ne montra par des signes plus éclatants qu'elle est pour nous une mère. Là même où son culte semblait être aboli pour toujours, les cœurs reviennent à elle pour qu'elle-même, à son tour, les rende à l'Eglise qu'ils avaient abandonnée. Je parle surtout de l'Angleterre. On y voit ce phénomène plein d'espérance : des hommes, encore séparés de l'unité catholique, rompant avec les vieilles traditions protestantes, et chantant les louanges de la Reine du ciel, si longtemps blasphémée par leurs pères : gage et moyen d'un retour plus ou moins prompt, mais infaillible pour un nombre toujours plus grande au giron de la sainte Eglise, cette autre mère de vrais chrétiens.

Ces temps heureux où Marie sera reine, non plus seulement de droit, mais de fait, nous pouvons l'espérer pour la Grande-Bretagne et pour d'autres pays, également éloignés de plier unanimement le genou devant elle; car, l'histoire en est témoin, la Reine du ciel est une conquérante ; conquérante par l'amour et par les bienfaits (i). En attendant cette heure à

(i) Di'jà s'est réalisé, et depuis lon^^teinps, l'oracle propliéliqiie, pronoac;; par la Vierge elle-même : Toutes les ^éntrations m'appelleront bienheureuse ; et ce n'est pas sans raison que l'Église met dans la bouche de Marie, ces paroles de la divii'.e Sagesse • « In Sion firmata sum.

3qO L. XI. LE CULTE DES ENFANTS POUR LEUR MÈRE

jamais bénie, qu'elle daigne régner totalement sur nos cœurs à nous, enfants de l'Eglise, et que rien de notre part ne résiste à son tout aimable empire !

et in civitate sanctificata similiter requievi, et ia Jérusalem potestas mea, et radicavi in populo honorificato ». Eccli., xxit, i5, i6.

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