V. — Il est facile, après ces développements sur Tun
(i) s. Aaselm., P. L. (xviii, 1037-1048.
(2) Le lecteur désireux d'étudier ces çenres de composition pourra les trouver en çrajid nombre dans les Hi/mni latini medii aevl de Fr. G. Mone, l. II, sous les titres de Psalterium, B. V., Crinale, Roseum crinale, Deliciae Mariae Virginis, Salutatioiies B. M. V , Sequentiae de B. Virg-ine, etc., etc. Voir aussi les Analecta hijmnica medii aevi du R. P. Guid. Maria Dreves, S, J. (Leipziç, i88g, etc.). particulièrement, t. VI, Laudatorium B. V, M. ad Matutin. 12-25 ; Udalric. VVessot'ont. a p. 91 ad 109; Rosarium I et II; it. pp. i52-i6o; Salutatorium p. 5i, sq.; etc.. etc. Voir encore Ulysse Clievalier, Repertoriiirn hymnolog. au.x mois, Ave, Salve G/'a/irfe, qui répondent au Xaïoc des Grecs, avec le supplément du même Répertoire, dans les Analecta Bollandiana, t. XIX, fasc. 2 et sqq., aux mêmes mots.
et l'autre procédé, de se rendre compte de la multiplicité des noms donnés à Marie; d'autant plus qu'il en est d'elle comme de Notre Seigneur, je veux dire, qu'elle reçoit nombre de titres à raison de sa coopération dans l'œuvre du salut. C'est pourquoi, parmi les noms que lui donnent les Pères, on trouve celui de Vierge aux multiples noms (i). Plusieurs anciens auteurs se sont exercés à en dresser le catalogue. Le cardinal Pitra nous a conservé deux catalogues de ce genre, dans le Spicilêge de Solesmes (2). L'un d'eux date du douzième siècle. Il se compose de soixantequatre vers, distribués en seize strophes (3). Je passe sous silence un hymne très singulier, inséré parmi les œuvres de Jean le Géomètre, où les noms de Marie sont consignés en vers héroïques (4), égaux en nombre aux lettres de l'alphabet grec, pour traduire un fragment du sermon de saint Ephrem sur les Louanges de la Mère de Dieu. « Marie, dans ce jour de la naissance du Seigneur, est devenue pour nous un ciel où siège la divinité, puisque le Christ, sans abandonner la gloire paternelle, s'est renfermé dans ses chastes entrailles, afin d'élever les hommes à la dignité la plus sublime. Oui, celte Vierge, seule parmi toutes les
(i) ©itôvufjx;, xat n&Àuwvuu.o;, /.at Me-yaÀMVJuc;. La Vierge au nom divin, au nom multiple, au grand nom. S. Theodor. Sludit., or. 5, in Dormit. Virg. Deip., n. 3. P. G. xcix, 724.
(2) T. III, p. 45i, sq.
(3) Voici la première et la dernière.
Sicut pratum picturatur
Et ver vernis floribus, Mater Dei figuratur
Mysticis nominibus,
Tui Patris tu Maria,
Mater es et Filia.
Ergo Patri, mater pia,
Nos reconcilia.
(4) Joan. Geometr., P. G. cvj, 866-868.